Chalon /autour de Chalon
Chalon : 6 mois de prison ferme pour détention de cannabis
Par FSA
Publié le 13 Juin 2024 à 20h42
La perquisition à son domicile a permis de saisir quasi 900 grammes de résine et d’herbe de cannabis mais le prévenu, jugé ce 13 juin selon la procédure de comparution à délai différé, n’en démord pas : c’était une commande pour lui et ses amis.
C’était le 17 avril dernier. Des policiers passent rue lieutenant Rompion à Chalon et que voient-ils ? Un scooter dont la plaque d’immatriculation est mal arrimée et à qui le conducteur fait faire un demi-tour à la coule. Contrôle. Le sac à dos est odorant ? Cannabis. « Ma conso perso » dit l’homme. Il est placé en garde à vue. La perquisition à son domicile est positive, si on peut dire : de l’herbe et de la résine de cannabis, pour 899,8 grammes - et pour 7400 euros dira la procureur -, répartis pour une part dans des bocaux et le reste conditionné en pochons ; deux balances de précision, des sachets zippés. Sur le mis en cause, trois téléphones et 750 euros en espèces, « c’est ma pension d’AAH ».
Une schizophrénie « importante »
En détention le tabac lui manque mais pas le cannabis, alors qu’il déclarait fumer 20 joints par jour. Le président s’étonne de cette contradiction. « La pathologie dont il souffre ne lui permet pas de présenter un système de défense cohérent », expliquera l’avocat du prévenu. Pathologie ? Une schizophrénie « importante » depuis 2003, écrit l’expert psychiatre qui conclut à une altération du discernement.
Les « amis » ont disparu de la circulation
Altération... Sentiment renforcé lorsque le président interroge l’homme sur ses fameux « amis ». « Oh c’est des amis de l’extérieur (jolie formule, ndla), qui sont pas là, qui m’écrivent pas. Maintenant que je suis incarcéré, je suis tout seul, quoi. »
Le prévenu fait genre qu’il sait comment passer commande, lançant Google avec une recherche de vente de cannabis, « et des sites s’affichent ». Euh… soit. Comment fait-il pour payer ? « C’est pas moi qui paie en ligne. Je sais pas lire, alors... »
« Qu’on ne vienne pas me faire croire qu’il n’est que simple consommateur de stupéfiants »
A sa décharge, l’exploitation de ses téléphones n’a rien donné. A sa charge, y en avait pour plus de 7000 euros chez lui. Il a un casier de 5 condamnations mais muet depuis 2003.
Cyrille Girard-Berthet, substitut du procureur, n’en démord pas : si le prévenu n’est poursuivi que pour détention de drogue, « qu’on ne vienne pas me faire croire qu’il n’est que simple consommateur de stupéfiants. On retrouve à son domicile tout l’attirail du trafiquant ».
La magistrate requiert une peine de 12 mois de prison dont 6 mois seraient assortis d’un sursis probatoire de 2 ans, avec son maintien en détention pour la partie ferme.
« Monsieur est victime d’un ou plusieurs autres »
« Vous voyez bien qu’il n’est pas armé psychiquement pour se livrer à un trafic, plaide maître Lopez. Il est tellement victime des gens qui se servent de lui, qu’il n’a aucune contrepartie pour sa consommation personnelle. Il n’a jamais un radis, sa famille lui passe un billet en fin de mois et il a chez lui pour plus de 7000 euros de produits ? Monsieur est victime d’un ou plusieurs autres. On n’a pas enquêté du tout sur ses comptes bancaires ni cherché à savoir qui sont ces gens. Monsieur souffre de solitude et d’instabilité émotionnelle. Il ne mesure aucun des risques qu’il prend. Il a un traitement mais ça n’a pas empêché qu’il fasse des tentatives de suicide. Un traitement ne rend pas les choses linéaires. Il a encouru le risque pénal à la place d’autres, ses fameux ‘amis’. »
Incarcéré pour 6 mois puis 2 ans sous main de justice
Le tribunal dit le prévenu coupable de détention de drogue, le condamne à la peine de 12 mois de prison dont 6 mois sont assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans, avec obligation de soins en psychiatrie et en addictologie. Maintien en détention pour les 6 mois ferme.
Le lampiste
Le prévenu en début d’audience disait : « J’ai un traitement qui est lourd. L’angoisse et le stress font des dépressions… alors on plonge dans l’alcool, le cannabis… » Il a bien les traits du vulnérable que les trafiquants utilisent sans vergogne à leurs fins criminelles. Dans les trafics c’est comme ça : le dispositif inclut toujours un(e) ou quelques personnes fragiles, de préférence dépendant(e)s d’un toxique, financièrement modestes ou pauvres, et qui sont exploitées, manipulées, et sacrifiées sans état d’âme.
FSA
-
Sennecey-le-Grand : Retour sur le 1er soir du 1er festival du Clos des Tourelles avec des bénévoles et des artistes investis -
Le Collectif Chalonnais Libertés et Vérités poursuit ses actions -
C'est parti pour une bonne semaine de chaleur intense... de nombreux records de température devraient tomber d'ici le 22 juin -
Chalon-sur-Saône : La Marine Nationale a fêté ses 400 ans au monument aux morts de Chalon-sur-Saône -
Chalon-sur-Saône : Gilles Platret a confirmé, lors de l'inauguration de la fête du Port, qu'une caméra de vidéo-protection sera installée prochainement au Port de Plaisance -
A partir de 2028, VNF commandera depuis Chalon-sur-Saône tous ses ouvrages de navigation de Montbéliard à Saint Gilles-du-Gard -
Le Centre hospitalier William Morey développe une nouvelle activité : la fermeture de Foramen Ovale Perméable (FOP) -
Carnet blanc : Geoffrey Baudrand et Anne-Élyse Gauthier se sont dit oui -
Chez Nicole, le petit nouveau de la rue aux Fèvres ouvre ce mercredi -
"Merci au "généreux" inconnu qui a libéré mon vélo électrique de ses chaînes" -
Prise dans les rets d’un narcotrafic à Chalon, elle est jugée comme « nourrice » -
Bonne nouvelle : Yohan a été retrouvé -
Chalon sur Saône vous réserve 3 mois denses en animations -
RUGBY - Rencontre avec Alex Verri, le nouveau manager du RTC -
«Combien de Lyhanna encore ?» : à Chalon-sur-Saône, plus de 500 personnes dénoncent l'impunité des prédateurs sexuels -
Le Grand Chalon s'est donné rendez-vous au Colisée pour saluer Dominique Juillot -
Saint Christophe-en-Bresse : la société de chasse de Serville-l'Abbaye-des-Barres ne recense aucun dégât de la part des sangliers cette année -
Le quartier du Palais de justice embaume ... -
Sennecey-le-Grand : près de 4 000 personnes à la 1ère soirée du festival du clos des Tourelles -
De la librairie au fast-food : quand l’estomac prend la place de l’esprit -
« Un avion, Un enfant, Un rêve » - Un Rafale dans le ciel pour une rafale de voltiges pour ce 25ème anniversaire de l’association "Un avion un enfant un rêve".