Chalon sur Saône

Une cérémonie commémorative du 1er Novembre 1954 sous une pluie battante à Chalon-sur-Saône

Vendredi, en fin de matinée, en présence de nombreux porte-drapeaux, de membres des associations patriotiques et des élus de Chalon-sur-Saône, la cérémonie commémorative du 1er Novembre 1954, date du déclenchement de la Guerre d'Algérie, au Cimetière de l'Ouest. Plus de détails avec Info Chalon.

À 11 heures, vendredi, avait lieu, au Cimetière de l'Ouest, à Chalon-sur-Saône, la cérémonie commémorative du 1er Novembre 195, date du déclenchement de la Guerre d'Algérie, également connue sous le nom de Toussaint Rouge ou Toussaint Sanglante, à l'initiative de l'Association Chalonnaise des Français d'Afrique du Nord, d'Outre-mer et leurs Amis (ACFANOMA),présidée par Claude Péran, s'est déroulée une cérémonie du souvenir devant la stèle érigée voilà soixante ans déjà, au cimetière de l'ouest..


De nombreux porte-drapeaux, membres des associations patriotiques et élus de Chalon-sur-Saône se sont rendu devant la stèle dédiée aux morts d'Afrique du Nord et d'Outre-mer, érigée en 1956, dans ce cimetière situé sur l'Avenue Boucicaut.


«Souvenons-nous de nos morts, parents, amis, que nous avons laissés là-bas, en Algérie, en Tunisie, au Maroc et dans les territoires et départements d'Outre-mer. Voilà 57 ans que nous avons été contraints d'abandonner notre terre natale, avec les tombes de nos ancêtres, qui, pour beaucoup, d'entre elles, ont été depuis, pillées ou profanées», lance devant l'assistance, Claude Péran, lequel a rappelé les événements survenus dans la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre 1954, désignés par celui-ci comme les «premiers actes de terrorisme», prémices d'un conflit qui meurtrit dans leur chair bien des familles de part et d'autre de la Méditerranée.


«Souvenons-nous de ceux qui ont souffert et qui sont tombés pour défendre notre patrie, la France, civils et militaires. De ceux qui ont préféré mourir dans l'honneur et le respect de la parole donnée», poursuit le président de l'ACFANOMA.


Il évoquera le souvenir des soldats «qui depuis l'Afrique sont venus mourir» pour défendre le drapeau français, au cours des différentes guerres, sans oublier les 50 000 soldats qui ont combattu «avec courage»et qui sont tombés en Indochine, «pour porter haut les couleurs de notre pays».


«Les autorités et les médias en parlent très peu», précise-t-il, lors de ce discours, en dépit d'une pluie battante.


«Souvenons-nous des 150 000 Harkis massacrés et des milliers de disparus après ce pseudo cessez-le-feu qui n'a jamais été respecté. Ces hommes lâchement abandonnés par un état auquel ils avaient pourtant fait confiance. Ils ont sacrifié leur vie pour la France. Nous devons un grand respect à ces hommes courageux», tonnne-t-il dans ce vibrant hommage.


Une plaque avait été posée sur la stèle, par l'ACFANOMA, le dimanche 25 mars 2012, en mémoire des militaires et des Harkis.


Claude Péran a rappelé le cauchemar vécu par les habitants européens d'Oran, la grande métropole de l'Ouest algérien, seulement quelques jours après les accords d’Evian : «Souvenons-nous de ces innoncents, hommes, femmes, enfants, vieillars, lâchement assassinés ou enlevés et notamment les victimes du 26 mars 1962 Rue d'Isly, à Alger, et du massacre du 5 juillet 1962, à Oran, bien après le 19 mars»


... liant cette abjecte tuerie à la vague actuelle de terrorisme qui frappe le monde.


«Souvenons-nous aussi de toutes les victimes innocentes d'un terrorisme islamique aveugle, qui par leurs actes de barbarie et au nom de leur religion, ont tué et massacré à Paris, à Nice et dans de nombreuses villes de France, mais aussi en Europe et à l'étranger».


Après un moment de recueillement, le Chant des Africains et la Marseillaise furent entonnés.


Parmi les personnalités ayant assisté à cette cérémonie commémorative, étaient notamment présents, outre le président de l'ACFANOMA, Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône, Christian Marmillon, conseiller municipal délégué aux Anciens Combattants, Jacques Commaret, président des Harkis de Saône-et-Loire, François Mosca, président de l'Union Nationale des Parachutistes (UNP) Section 712 Guy de Combaud Roquebrune et Bernard Loiseau de l'Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus (UNADIF) - Fédération Nationale des Déportés et Internes Résistants et Patriotes (FNDIR).

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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