Chalon sur Saône

Ceux qui se considèrent comme les "oubliés" de la fonction hospitalière entrent en grève ce jeudi

Ils ne sont pas nombreux pour faire fonctionner un hôpital et c'est sans doute la raison pour laquelle, leur combat est difficile à mener. Info-chalon.com donne la parole aux "manipulateurs radio".

Le 21 novembre, tous les manipulateurs radio de France sont appelés à se mettre en grève, une corporation médicale pas très nombreuse, puisqu'à l'échelle du territoire métropolitain, ils doivent être quelques 35000 et un noyau d'une vingtaine à l'hôpital William Morey de Chalon sur Saône. C'est dire que leur puissance de frappe est réduite à peau de chagrin.  Se considérant comme "les oubliés de la fonction hospitalière", systématiquement écartés des annonces gouvernementales, ils montent au créneau ce jeudi, avec la ferme intention de se faire entendre. "On est l'un des services les plus rentables de l'hôpital et nous ne sommes pas considérés" déplorent en choeur les manipulateurs radio chalonnais. Un sentiment partagé par l'un des médecins radiologue croisé au détour de l'échange, "la radiologie, c'est le centre névralgique de l'hôpital, l'endroit où tous les services se croisent et vers lequel on se dirige à la moindre occasion. Quand on évoque la question des urgences, on oublie l'impact que cela induit sur la radiologie". 

Au cœur des préoccupations du service : des primes qui ne leur sont pas assignées. La fameuse prime dite Buzyn qui bénéficie aux personnels des urgences, "pourquoi on en profite pas ?" dénoncent les manipulateurs radio.   « Les patients des urgences viennent aussi en radiologie. On connaît le même pic de fréquentation que les urgences » Les agents mobilisés demandent également la prime Veil, donnée aux infirmiers, "nous faisons de plus en plus de perfusions, d’injections, nous posons des sondes. Il serait légitime d’en bénéficier".Au cœur des préoccupations du service : des primes qui ne leur sont pas assignées.

La prime dite Buzyn bénéficie aux personnels des urgences, les manipulateurs radio souhaitent également en profiter. Ils réclament également l’accès à l’indemnité forfaitaire de risque : ils assurent en effet imagerie, la radiologie ou les électroencéphalogrammes pour les patients mais aussi une fois par semaine, la radiologie au centre pénitentiaire de Varennes le Grand. Autant d'interventions que le grand public méconnait mais qui est indispensable à la vie quotidienne d'un centre hospitalier.

Jeudi, ils seront donc en grève à partir de 14h malgré quatre assignations. Les consultations externes ont été décalées pour des raisons évidentes, mais déjà les "manip radio" préviennent leur direction que la grève des cotations radiologiques, outil administratif permettant la facturation des actes et donc de rentabiliser le service est posée sur la table. 

Laurent Guillaumé 

 

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