Chalon sur Saône

Action symbolique et rassemblement de policiers devant le commissariat de Chalon-sur-Saône pour la défense de leur statut

À l'heure où, à Paris, le Premier ministre détaillait le plan du gouvernement pour réformer les retraites, des policiers manifestaient leur volonté de défendre leur statut, devant le commissariat de Chalon-sur-Saône, par une action symbolique et intersyndicale. Plus de détails avec Info Chalon.

Ce mercredi, à midi, alors que de nombreux Français avaient les yeux rivés sur Édouard Philippe, le Premier ministre, qui a tenu son discours sur la réforme des retraites devant les membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE), 28 membres de l'Hôtel de police de Chalon-sur-Saône, soit près de la moitié des agents et employés administratifs, se sont rassemblés devant les marches, pour une action symbolique, afin de défendre leur statut et dans le cadre d’une mobilisation nationale de la Police.


Casques de protection et matraques déposés à leurs pieds, ils ont fait résonner les «deux tons» de 2 véhicules stationnés devant le commissariat.


Notons que les policiers n'ont pas le droit de grève mais ils observent depuis le 5 décembre, un service minimum et d'urgence.


Les 2 syndicats, Alliance Police nationale et Unité SGP Police-Force Ouvrière, se sont affichés unis dans cette mobilisation, afin de manifester leur mécontentement contre la réforme des retraites et la suppression des régimes spéciaux. Ils craignent de voir raboter leurs derniers acquis (le 1/5ème et les 6 derniers mois).


«L'Intersyndicale défend le statut de tous les policiers, syndiqués ou non» précise Florence Berthaud, secrétaire départementale pour le syndicat Alliance Police nationale.


«Cette action symbolique a vocation à être unitaire et écho à l'interdiction faite par le préfet (de Paris) aux policiers de manifester devant le CESE», souligne de son côté, Laurent Chauvenet, membre d'une brigade de roulement Police secours et délégué syndical local d'Unité SGP Police-Force Ouvrière.


«Qu'ils nous payent ce qu'ils nous doivent, les heures de nuit sont à 97 centiments! S'il faut durcir le mouvement, on le fera!», prévient-il.

 

Karim Bouakline-Veneg as Al Gharnati

 

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