Chalon sur Saône

Une procédure de licenciement engagée contre les 3 lanceurs d'alerte de la CGT Verallia

Une procédure qui en dit long sur le climat social qui règne au sein de l'entreprise chalonnaise.

Qu'on soit d'accord ou pas sur la manière de faire des représentants du personnel CGT Verallia en terme d'expression publique sur la question de l'amiante sur le site de Chalon sur Saône, là n'est guère le sujet. Reste que suite à leur prise de position publique, les trois salariés, délégués du personnel, ont été priés de " pas rejoindre leurs postes de travail". Une décision "avec arrêt immédiat des salaires" pour "faute grave" ont-ils confié à info-chalon.com. Dans un tract, ils soulignent "la CGT a lancé un droit d'alerte le 6 janvier, le 9 janvier à 18h, 3 élus CGT sont mis à pied conversatoire avec interdiction de travailler et sans indemnités". 

Une procédure disciplinaire quelque peu étonnante au regard de l'alerte levée et ce d'autant plus que les engagements pris par la direction en terme d'analyses d'air et qui portent sur l'ensemble du mois de janvier n'ont pas encore rendu de conclusion, puisque le mois n'est pas terminé ! 

Sur la question de l'amiante, les élus CGT réaffirment, "la direction conteste la méthode de prélèvement. Pour autant, elle-même sort une analyse effectuée par un organisme agréé avec 2 points extérieurs et 3 points extérieurs. Et lorsque la direction remet une analyse en place suite au droit d'alerte, l'expert informe le CSE qu'au vu de la surface et des volumes du four 1, il faut 7 points de captage. Donc le prélèvement effectué par la direction le 18 juillet n'est pas conforme à la réglementation". "Pourquoi la première réaction est la peur de l'emploi au lieu de se préoccuper de la santé et de l'environnement ? Les menaces sur l'emploi sont permanentes et viennent-elles de la CGT ? Elles n'ont d'autre but que de mettre la pression sur l'emploi pour faire accepter l'inacceptable à ses salariés, leur imposer leur silence".

En attendant, selon les représentants du personnel, "les choses sont simples. Les trois salairés sont en procédure de licenciement, ils ne sont plus payés depuis le 9 janvier à 18h, interdits de travailler et ne toucheront aucune indemnité". Une situation quelque peu stupéfiante lorsqu'il s'agit d'appeler à apaiser le climat social et surtout faire la lumière sur la polémique autour de l'existence ou pas d'amiante dans l'air. 

Laurent Guillaumé 

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