Chalon sur Saône

La psychogénéalogie développée par Noëlle Lamy, invitée du Kiwanis Chalon Shaya

La psychogénéalogie n’a désormais plus de secret pour les participants à la conférence donnée par Noëlle Lamy à l’invitation du Kiwanis Chalon Shaya.

« La plupart d’entre vous est là pour mieux connaître la psychogénéalogie » s’est ainsi adressé Noëlle Lamy lors de la conférence organisée sur ce thème par le kiwanis-club Chalon Shaya. Durant près de deux heures trente, la psychogénéalogiste, venue de la Côte d’Or voisine, a parlé avec persuasion d’un sujet qu’elle maîtrise parfaitement. N’hésitant pas à faire participer son nombreux auditoire.


Développée en France dans les années soixante-dix par la psychologue française Anne Ancelin Schützenberger dans le cadre de son ouvrage « Aie, mes aïeux ! », la psychogénéalogie est une psychothérapie qui prend en compte les événements traumatisants du passé d’une personne ou la vie de ses ascendants. « La psychogénéalogie, c’est de la généalogie avec comme juge de paix l’état civil » a fait observer Noëlle Lamy. Avant de poursuivre « Nous sommes tous pris dans une dynamique dont nous avons hérité de nos histoires familiales et qui est de grandir dans le mode : projection-identification-répétition ».


Et l’intervenante de répertorier ainsi quatre sortes de blessures. Celle de la naissance, celle de la petite enfance, celle de l’enfance et celle de l’adolescence. Quatre sortes de blessures, sur lesquelles le psychogénéalogiste est amené à travailler. A commencer par les prénoms. Le prénom porté raconte ce qui se passe dans l’inconscient des parents. Prenant l’exemple d’une petite Juive abandonnée dans un orphelinat par sa mère durant la 2e Guerre mondiale, Noëlle Lamy a expliqué que, devenue à son tour parent, elle a donné à toute ses enfants un prénom composé, le trait d’union étant synonyme de réunion de la famille.


L’inconscient, la plus grande des richesses


La conférencière a précisé que le premier enfant, qui est dans le vertical, crée la parentalité tandis que le deuxième enfant, qui est dans l’horizontal, crée la fratrie. Elle a aussi souligné que l’inconscient est la plus grande des richesses. L’inconscient qui se décline sous plusieurs formes : inconscient familial, inconscient collectif, inconscient universel. 
Enfin Noëlle Lamy a indiqué que ce sont les arrière-grands-parents qui nous donnent le patrimoine, les grands-parents l’amour et les parents la loi. Les enfants étant la concrétisation du projet de vie des grands-parents. Sur les quatre générations trois étapes se succèdent. Des arrière-grands-parents aux grands parents on parle du projet. Des grands-parents aux parents on réalise le projet. Et des parents aux enfants on concrétise le projet.

Gabriel-Henri THEULOT

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