Elan Chalon

ELAN CHALON - Mickaël Gelabale se livre en toute simplicité aux lecteurs d'info-chalon.com

A quelques heures de recevoir l'ASVEL au Colisée en match amical, la figure de l'Elan Chalon répond à nos questions... et dresse même des perspectives sur son avenir.

Présentant assurément l’un des plus beaux palmarès du basket hexagonal, Mickaël Gelabale est sans nul doute la figure de proue de l’Elan Chalon. Avec la soif de goûter à chaque minute sur le parquet alors qu’il est à l’automne de sa carrière.

Comment vivez-vous cette reprise de saison 2020-2021 après un précédent championnat écourté pour les raisons que l’on sait ?

Il n’y a pas eu grand-chose de changé. Nous sommes juste rentrés un peu plus tôt. La reprise a été davantage individualisée, spécifique. Je connais bien mon corps, je sais m’adapter. Pendant le confinement, j’ai fait attention. Je n’ai pas vraiment perdu ma forme physique.

Avec l’âge avançant (NDLR : il est né en 1983), la récupération n’est-elle pas trop difficile ?

Plus on vieillit, plus on connait son corps. Il y a la mise en place d’une routine à l’image, par exemple, des bains froids. Et le travail réalisé avec le kiné.

Avec votre carrière et votre stature, quel sera votre rôle au sein de ce nouvel Elan Chalon ?

Nous n’avons pas vraiment parlé basket avec le coach en début de préparation mais l’idée est déjà d’avoir un vestiaire soudé, de créer une vraie équipe, qu’il y ait une osmose, que nous nous sentions comme dans une famille. Je suis un peu là pour faire le lien.

Créer un esprit de groupe n’est-il pas de plus en plus compliqué ?

C’était plus facile avant quand il y avait deux ou trois Américains dans une équipe. C’était plus aisé de faire prendre la mayonnaise, de créer une ambiance. Aujourd’hui, c’est parfois aux Français de s’intégrer au noyau étranger.

Quelle a été la source de motivation pour venir à Chalon après avoir notamment évolué en NBA et au Real Madrid ?

Quand je suis arrivé, il y avait la Coupe d’Europe. Et Chalon a toujours été une équipe de haut niveau.

Qu’est-ce qui vous fait encore avancer alors que se rapproche la barre des quarante ans ?

C’est avant tout l’amour du jeu. J’aime être sur le terrain. Pour l’instant, ce n’est pas envisageable de regarder un match de basket sur le bord du terrain. J’adore jouer au basket.

Forcément, avec l’âge, il a fallu faire évoluer votre jeu.

La première évolution était liée à ma rupture des ligaments du genou à 25 ans. Il a fallu changer ma façon de jouer, être plus adroit, accentuer la lecture du jeu, miser encore plus sur l’anticipation.

Cette blessure, alors que vous étiez en pleine ascension à Seattle, constitue-t-elle un regret ?

Oui et non. A l’époque, je jouais, je faisais des statistiques. Le regret se situe là. Ensuite, j’ai du mal à revenir. Il m’a bien fallu dix-huit mois.

Alors que vous êtes à l’automne de votre carrière, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Il y a déjà les titres puisque l’on se bat d’abord pour cela. Il y a aussi une vraie fierté d’avoir fait une telle carrière, moi qui suit né en Guadeloupe et qui n’a pas vu un match professionnel avant mes quinze ans. Je ne savais même pas, enfant, que l’on pouvait être basketteur professionnel. Quant à la NBA, c’est un peu la consécration. Tout le monde en rêve. Mais, suite à ma blessure, je n’ai pas pu en profiter comme je voulais. J’étais alors dans la rotation alors que c’est très difficile de faire sa place. J’ai montré que je pouvais jouer, que physiquement j’étais prêt.

Qu’en est-il du maillot tricolore que vous avez tant porté ?

C’était une vraie famille. J’avais hâte de finir la saison pour retrouver l’équipe de France. Jouer pour mon pays est une telle fierté avec notamment Boris (Diaw) et TP (Tony Parker). L’une de nos forces était que nous savions parfaitement quel était le rôle de chacun.

Comment envisagez-vous votre futur post-basket ?

Cela pourrait prendre la forme d’une formation en cuisine. J’aime cuisiner, notamment tout ce qui est antillais. Mais j’aimerai voir autre chose, acquérir les bases de la cuisine. Je me verrai bien travailler dans le domaine de la restauration.

L’occasion peut-être, aussi, de vous poser un peu après la vie de nomade inhérente aujourd’hui au sportif de haut niveau ?

Quand on est jeune, ça va. J’ai eu mon premier enfant à trente-trois ans. Cela devient alors un peu plus compliqué. Ma compagne faisait des études aussi.

Ce sera le moment de vivre la petite mort comme l’on dit en sport.

Oui, c’est aussi pour ça que la cuisine m’attire car il y a un côté défi, challenge. Quant à l’endroit où je me fixerai, je n’en est pas encore la moindre idée.

 

Régis Gaillard

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