Opinion

Pour Charles Landre, " Cette pandémie met aussi en lumière les failles de notre société. Demain, nous aurons à choisir la façon dont nous voulons qu’elle soit organisée."

La pandémie de Covid 19 est loin d’être finie. Elle aura bientôt fait 20 000 morts en France, probablement plus de 250 000 en Europe, et plus de 500 000 dans le monde. 

 

Il est plus que jamais nécessaire de respecter strictement le confinement et toutes les mesures d’hygiène sans relâchement pour aider ceux qui sont en première ligne. 

 

Je pense d’abord aux aides-soignants, pompiers, ambulanciers, infirmiers, médecins,  auxiliaires de vie, pharmaciens, personnels administratif et de santé, en ville, dans les EHPAD ou hospitalier, qui sauvent des vies tous les jours dans de conditions particulièrement difficiles. Leur engagement et leur dévouement sont admirables. Nous en connaissons tous. Ne perdons jamais une occasion de leur témoigner notre affection et notre reconnaissance. 

 

Pensons à eux mais ne les oublions pas après, lorsque nous devrons enfin répondre, dans nos communes, nos région, notre pays, aux failles connues depuis tant d’années de notre organisation de santé.

 

Je pense également à ceux qui contribuent par leur travail à ce que notre société ne s’effondre pas. En ramassant et en traitant les déchets dans un contexte épidémique grave ; en assurant, postiers,  travailleurs sociaux, fonctionnaires territoriaux une partie des services publics qui nous sont essentiels ; en permettant, transporteurs, employés de grande distribution ou de commerce à tous les habitants d’accéder aux besoins alimentaires et primordiaux.

 

Je pense aussi à ceux dont les emplois sont menacés, ou qui, faute de télétravail, sont au chômage partiel, travaillent dans la peur ou, comme les étudiants, dans l’incertitude totale quant à leur avenir. 

 

Je pense enfin aux commerçants, aux artisans et aux entrepreneurs durement touchés par cette crise et qui vivent dans l’inquiétude. Demain le redémarrage de leurs activités sera indispensable à notre pays. Il faudra, l’Etat devra, contribuer à cette reprise à la hauteur de ce que la crise les a touché.

 

Ce temps de confinement est nécessaire pour enrayer la transmission du virus. 

 

Il révèle malheureusement encore plus intensément la dureté des inégalités sociales  pour tous ceux qui, isolés, précaires ou plus fragiles, vivent dans des conditions que le confinement a rendu encore plus dures. Ils méritent encore plus que d’habitude notre attention et notre aide. J’espère que cette pandémie révèlera des solidarités retrouvées. Chacun de nous peut y contribuer en faisant attention aux autres. 

 

Cette pandémie met aussi en lumière les failles de notre société. Demain, nous aurons à choisir la façon dont nous voulons qu’elle soit organisée. Prenons ce temps de confinement pour y penser utilement.

 

A tous je vous envoie mes meilleures pensées et ce message d’amitié et de soutien. 

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