Saône et Loire économie

L'UMIH de Saône et Loire lance un appel aux parlementaires du département

Mesdames, Messieurs Les Députés ,

 

 

Lors de la présentation, le samedi 20 Mars, à l'Assemblée Nationale, des textes " d'urgence pour faire face à l'épidémie du COVID-19 (N° 2762); l'amendement N° CL 108, concernant " la prise en compte dans les contrats d'assurance des effets des catastrophes sanitaires. Ainsi, les assureurs seront incités à prendre en charge la perte d'exploitation subie par les entreprises, en particulier dans le secteur de la restauration et de l'hôtellerie lors de la crise sanitaire telle que celle du COVID-19" a été REJETE .

 

Ceci est une non prise en considération du tsunami économique actuel.

 

L’UMIH 71 de Saône et Loire s'est félicité des mesures fortes prises par les pouvoirs publics pour endiguer cette crise sanitaire dans laquelle le pays est plongé ; sur le plan national, notre organisation s'est mobilisée afin d'apporter son soutien pour héberger le personnel soignant au plus près des hôpitaux, cliniques, EPHAD, ainsi que nos concitoyens les plus démunis .

 

 Sur le plan économique, les mesures prises vont dans le bon sens, mais il y a nécessité "d'aller plus loin" afin d'éviter une catastrophe pour l’ensemble de nos entreprises et de nos salariés du département.

 

Vous, nos Elus, devaient prendre des décisions fortes et justes ; dans le passé, je vous rappelle certaines décisions votées lors de la crise immobilière en 1990, le sauvetage du Crédit Lyonnais en 1995, la crise financière de 2008 ...

 

Il y a URGENCE D'AGIR sur le plan de la perte d'exploitation (depuis le 14/3 minuit, pour la quasi-totalité de nos entreprises, le chiffre d'affaires encaissé est égal à ZERO EURO) ; chaque entreprise qui cotise, auprès d'une compagnie d'assurance, avec la garantie "perte d'exploitation" pour risque sanitaire/épidémie, doit pouvoir être pris en charge, c'est le propre de toute garantie.

 

Un taux relativement modeste d'entreprises pourra "passer le cap" sans la prise en charge du chiffre d'affaires perdu ... comment faire face aux charges fixes ? comment faire face aux charges variables ? comment faire face aux charges incompressibles ? L'équation est financièrement impossible à tenir pour 80 % de nos microentreprises et TPE.

 

Votre rôle d'élu, dans ce moment grave, est de soutenir le tissu économique de votre territoire, de soutenir les entreprises et les salariés afin que demain, nous puissions TOUS repartir dans les conditions les plus acceptables.

 

 

Nous comptons sur votre mobilisation, quel que soit votre appartenance à tel ou tel groupe politique, afin de faire "bloc" et de faire prendre au gouvernement les mesures de sauvegarde nécessaires et obligatoires pour la survie de nos milliers de cafés, bars, brasseries, restaurants, hôtels ... qui sont indispensables à la vie de nos territoires urbains et ruraux.

 

La garantie " perte d'exploitation" doit être respectée ( nos entreprises règlent leurs cotisations depuis des dizaines et dizaines d'années, auprès des assureurs, sans avoir eu la nécessité d'avoir fait appel à elle , bien heureusement !), c'est la seule "clause de sauvegarde" permettant d'atténuer la perte drastique de trésorerie, le manque total de fonds de roulement, et, d'éviter de voir , d'ici quelques semaines, quelques mois, des milliers de dépôt de bilans , et dizaines de milliers de salariés SANS EMPLOI .

 

Pour conclure, et pour mémoire, notre secteur d'activité fortement lié au tourisme, est le 1° contributeur au PIB de la France (9 % ).

 

 

Je compte sur votre mobilisation.

 

Ce mail sera relayé à l’ensemble de nos adhérents dès aujourd’hui.

 

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs Les Députés, mes salutations distinguées 

Patrick REVOYRE

Président Départemental de l’UMIH 71

 

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