Société

Réunion intersyndicale des AESH à Chalon-sur-Saône pour un véritable statut et la reconnaissance de leur profession

Cet après-midi, à Chalon-sur-Saône, une trentaine d'AESH se sont réunis pour une intersyndicale, répondant à l'appel de plusieurs syndicats de l'Éducation nationale. Parmi leurs revendications, la fin du mépris envers leur profession, des conditions de travail moins précaires ainsi qu’un véritable statut et la reconnaissance de leur métier. Plus de détails avec Info Chalon.

À 14 heures, ce mardi après-midi, à l'appel de plusieurs syndicats de l'Éducation nationale, à savoir la CGT Éduc'Action, le SNES-FSU, le SNUipp-FSU 71 et Sud Éducation Bourgogne-Solidaires, une 30aine d'accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont réunis, à la Maison des Syndicats de Chalon-sur-Saône.


Le débat était animé par Marie Larouy, représentante du SNUipp-FSU 71, et Romain Trouillet, enseignant, membre de l'Union Syndicale Solidaires.


Les besoins importants d'accompagnement pour assurer la scolarité des élèves en situation de handicap dans de bonnes conditions font que le nombre d'AESH dans les écoles et établissements a considérablement augmenté ces dernières années. Pourtant, ces accompagnants sont intégrés dans les équipes éducatives et leur rôle auprès des élèves est reconnu.


Leurs revendications restent inchangées depuis des années, notamment le fait de pouvoir travailler à temps complet, une revalorisation des salaires, un statut pérenne et une formation professionnelle de qualité mais aussi l'amélioration de leurs conditions de travail et, surtout, la reconnaissance d’un «vrai» métier au service des élèves en situation de handicap.


À l'ordre du jour, les conditions de travail des AESH, les actions à mettre en œuvres pour faire valoir leurs droits, la grève du 5 décembre et en dernier lieu, un temps était consacré pour les cas plus personnels.


Les animateurs de cette intersyndicale ont rappelé qu'il existait un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) où les AESH peuvent faire de leurs expériences et témoignages, précisant que si les conditions de travail nuisent à la santé de ceux-ci, la responsabilité du directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) est engagée.


Il y a aussi été question de la manière dont leur hiérarchie considère ces auxiliaires. Ensuite, ce fut la question de l’emploi du temps hebdomadaire. Autre point de friction, leur rémunération.


Du 29 novembre au 6 décembre, les AESH, comme tous les autres personnels, sont appelés à à élire leurs représentants pour défendre leurs droits et conditions d'emploi.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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