Bourgogne

La psychiatrie de Bourgogne-Franche Comté annonce une journée de mobilisation le 2 avril

Rendez-vous est donné devant l'ARS à Dijon.

Communiqué de presse

Le fossé se creuse entre les besoins de la population et les moyens attribués à la psychiatrie pour y faire face. 

LE MINISTÈRE AVEC LA COMPLICITÉ DES ARS DÉSORGANISE LES SOINS

   Un « pognon de dingues » est gaspillé dans des pratiques inadaptées faute de moyens humains. Celles-ci sont de plus en plus centrées sur des approches médicamenteuses, camisole chimique et/ou physique, associées à des hospitalisations courtes, à la télémédecine et des protocoles informatisés, au détriment du prendre soin. L’accueil, le temps de la rencontre avec le patient, le sens du travail du soin et la créativité sont mis à mal. Le mode de travail « dégradé » passe dans les mœurs.

   La péréquation « négative » (les « riches donnent aux « pauvres »), gérée souvent en toute incohérence, pénalise lourdement certains établissements. La Chartreuse a dû installer des lits de camp en réouvrant un pavillon fermé. Ste Ylie a dû concéder des RTT. Patients et personnels sont déconsidérés.

   A Sevrey, tandis que les salaires et titularisations sont réduits par l’austérité (qui réduisent la durée des congés consécutifs), la précarité augmente (14 % en 2015, 19 % en 2017 ; le délai de mise en stage s’allonge). La précarité, c’est avant tout un moyen de réduire les salaires et de contraindre les revendications au silence, au mépris de l’éthique professionnelle. La violence subie physiquement s’accroît (cf. rapport de la médecine du travail) ainsi que les accidents du travail liés aux malades agités, mais aussi la violence psychologique qui contamine les rapports avec la hiérarchie. En extra-hospitalier, la charge de travail de la file active augmente aussi, réduisant les temps de réflexion clinique, allongeant les délais de rendez-vous.

POURQUOI  SABOTER LA PSYCHIATRIE PLUTÔT QUE LA DÉVELOPPER ?

   La psychiatrie a pris depuis longtemps le « virage ambulatoire », devenu un modèle général pour la santé. La CGT défend l’organisation en secteur de psychiatrie qui a fait preuve de sa modernité en privilégiant la proximité des soins, l’accompagnement au plus près des lieux de vie, le partenariat et la diversité des structures d’accueil pour la population. Nous exigeons leur développement, les moyens humains et financiers pour les faire vivre

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