Bourgogne

L’ADEME Bourgogne-Franche-Comté organisait une journée dédiée à la méthanisation

L’ADEME Bourgogne-Franche-Comté, en collaboration avec le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a consacré une journée d’information sur la méthanisation le mardi 9 avril.

Cette journée, dédiée aux exploitants, organismes agricoles, professionnels de la méthanisation et collectivités intéressées par le sujet a été l’occasion de recueillir de nombreux témoignages à travers des tables rondes, et d’assister à des échanges entre les différents acteurs de ce secteur. 

 

Les projets de méthanisation connaissant un développement important en France et en Bourgogne-Franche-Comté, cette journée a souligné une certaine dynamique dans le milieu agricole. 

 

Blandine Aubert, Directrice régionale de l’ADEME Bourgogne-Franche-Comté, a introduit la journée dédiée à la méthanisation : « Nous avons aujourd’hui une belle diversité de porteurs de projets. De nombreuses questions se posent au sujet de la méthanisation, et le but de cette journée est de pouvoir éclairer ces différents questionnements en croisant les points de vue. La méthanisation doit prendre sa place dans la transition énergétique et dans la valorisation de traiter ses déchets. »

 

Bertrand Aucordonnier, chargé de mission à l’ADEME Bourgogne-Franche-Comtéa réalisé un état des lieux de la méthanisation dans la région. « Chaque agglomération a le potentiel pour développer des des projets intéressants. Nous voyons un encouragement des dynamiques territoriales, pour que les collectivités et les élus s’emparent de la méthanisation. Il y a un développement certain de la méthanisation actuelle, car la technologue s’y prête. ». 

 

Les premiers échanges se sont déroulés entre 4 exploitants d’installations de méthanisation dans la région Bourgogne-Franche-Comté : la SAS Fèvre (21), GAEC de la Foultière (70), la SAS Agroénergie des collines (39), ainsi que la SAS Méthaénergie Ciel (71). 

 

Chacun d’entre eux a pu s’exprimer sur le développement de son installation, individuelle ou collective, tout en mettant en avant les avancées positives et leurs retours d’expériences. Ces échanges furent fructueux, compte tenu de la présence de nombreux autres exploitants au Palais des Congrès de Beaune. 

 

Adeline Mathien, de France Nature Environnement a ensuite pris la parole afin de mettre en avant les conditions d’acceptation des projets de méthanisation. « L’État a pour volonté d’accélérer le développement de la filière. Il y a une urgence écologique, une dépendance aux énergies fossiles importées, des pollutions réelles. », pour ensuite citer les conditions pour une méthanisation durable : « La méthanisation doit s’inscrire dans la transition énergétique, ne doit pas détourner les cultures d’une production alimentaire vers la production énergétique, ni faire de la méthanisation une caution pour un modèle agricole intensif et productiviste. Elle ne doit pas ralentir les démarches de prévention des déchets organiques, et les risques associés à l’installation doivent être maitrisés et réduits au maximum. ».

 

Un outil d’aide au positionnement a été mis en place par France Nature Environnement, ce qui permet de nombreux échanges avec les acteurs de la filière. En effet, les associations FNE ont exprimé le besoin d’être formées, informées, reconnues et associées. Leur but ? Restaurer la confiance en généralisant les projets et les pratiques exemplaires. 

 

La journée a continué avec une table ronde abordant le sujet du financement des installations animée par Suzanne Renard de Energie PartagéeLaurette Belthier du Crédit Agricoleet Romain Nolin du CIC Lyonnaise de Banque.Suzanne Renard a introduit les échanges en confirmant son soutien et son accompagnement pour les acteurs qui portent des projets renouvelables pour leur territoire, avant de faire un focus sur la méthanisation : « Nous avons bien en tête que la méthanisation est une énergie spécifique. Les projets sont portés avec le territoire mais aussi par et pour les agriculteurs. Nous allons toujours être attentifs à ce que la gouvernance soit aux mains des agriculteurs. Pour autant, les collectifs avec lesquels nous travaillons ont envie que le territoire soit investi dans le projet. ». 

 

Les échanges se sont poursuivis avec Romain Nolin du CIC Lyonnaise de Banque, et Laurette Belthier du Crédit Agricole qui ont pu expliquer leurs rôles lors des projets d’installations, du projet à l’exploitation. 

 

Stéphane Dutremee, de Biogaz Ingénieriea conclu la matinée : « Des interventions en exploitations ont lieu sur l’ensemble du territoire. Des interventions sur les bureaux d’études, via des process qui n’ont pas été adaptés. Rappelons que chaque process doit être adapté. »

 

Pour exploiter une unité de méthanisation, une vision industrielle est utile. Une maintenance régulière, des stocks de pièces et des opérations curatives sont également obligatoires pour une exploitation dans les normes. « Il faut également prendre en considération ce que l’on veut faire comme outil, et bien regarder comment l’on peut maintenir l’installation. »

 

Marine Cordelier, de Solagroa poursuivi la journée dédiée à la méthanisation en expliquant quels peuvent être les impacts sur les sols, sur l’activité agricole ainsi que sur les exploitants.

 

S’en est suivi une prise de parole de Sylvain Marsac d’Arvalissur les cultures énergétiques intermédiaires en méthanisation, les intérêts et les vigilances, qui a suscité de nombreuses questions dans la salle.

 

La dernière partie de la journée fut dédiée aux enjeux énergétiques dans la méthanisation. David Largy d’Enedis et Denis Mecrin de GRDFont tous les deux expliqué l’importance de se renseigner en amont sur l’accès aux réseaux énergétiques, électrique et gaz. Pour conclure cette grande journée d’échanges, Philippe Collin, exploitant en Haute-Marne a partagé son expérience sur le biométhane carburant et son projet de stations décentralisées. 

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