Chalon sur Saône

Signature d’une charte pour améliorer le dispositif de l’aide alimentaire d’urgence

Pour les plus démunis!

Lundi 19 mars, à 11 heures 45, au Grand Chalon dans la salle Bourgogne, se déroulait la signature de la charte partenaire pour l’aide alimentaire d'urgence, entre le Grand Chalon, le Secours Populaire, les Restos du Cœur et la Face.

Sur place, Sébastien Martin, Président du Grand chalon, entouré de Christelle Malvoisin, Secrétaire Générale de la Fédération Départementale du Secours Populaire de Saône-et-Loire, Evelyne Debrand, responsable du centre des restos du cœur à Chalon-sur-Saône et Arlette Cornaires, Trésorière de la Face en présence d’une assemblée composée d’ Annie Lombard, Vice-présidente au Grand Chalon, en charge des Solidarités, de la Santé et du Handicap et de l’emploi, Karine Plissonnier, Conseillère Déléguée à l’action solidaire au Grand Chalon, Amelle Chouit, 6ème Adjointe en charge des affaires sociales et du logement à la ville de Chalon et Conseillère Départementale à la Commission des solidarités, Muriel Boche, Adjointe à la solidarité, la commune de Givry, Colette Bony, Trésorière Départementale du Secours Populaire,  Marie-Christine Agacinski, Directrice des Solidarités et de la Santé du Grand Chalon, Armelle Martin, Directrice du Service d’Action Sociale du Territoire Chalon/Louhans, Anne-Marie Ligier Vice-présidente de la Face,  Christine Fèvre, chef du Service Sociale à la ville de Chalon-sur-Saône, François Favre, Directeur Général Adjoint à la Ville de Chalon et au Grand Chalon, Ibrahima Bataily, Directeur de la Mission Locale informait la presse de la mise en place d’un dépliant du planning & les lieux d’accueil qui seront remis aux personnes qui sont démunis et qui peuvent bénéficier désormais de ce dispositif rapide de l’aide alimentaire d’urgence.

Avant la signature de la charte se tenaient les discours dont voici quelques extraits :

Sébastien Martin : « Pour la signature de la charte qui intervient aujourd’hui entre vous les associations et nous le Grand Chalon, je tiens à souligner que dans cette affaire, nous avons joué un rôle d’accompagnateur pour vous aider mais je tiens vraiment à saluer le travail qui a été fait dans ce projet par vous, les associations. C’est votre projet, nous avons peut-être été facilitateur, accompagnateur mais ce projet pour avoir un partenariat plus fort autour de l’aide alimentaire d’urgence de qualité, je tiens vraiment à mettre en avant ce que vous avez su faire vous, les associations. Un projet créé pour se dire, qu’on allait encore mieux travailler ensemble et d’une meilleure façon pour répondre à un enjeu majeur et spécifique qui a touché plus de 7000 personnes sur notre agglomération l’année dernière, surtout lorsqu’on parle d’êtres humains, on parle de quelque chose qui est essentiel. Cette charte est d’abord, elle est d’abord un accord entre nous tous sur sa définition : « Une aide alimentaire d’urgence, c’est une réponse immédiate aux personnes dans une situation économique précaire qui rend difficile la satisfaction de leur besoin alimentaire primaire. C’est aussi une aide qui est attribuée gratuitement et elle est à ce titre ponctuellement limitée dans le temps». Dans ce cas, on ne parle pas d’un  accompagnement au long cour. Tous vous vous êtes mis d’accord et vous avez travaillé avec Annie Lombard et Karine Plissonnier, sur la rédaction de cette charte, sur son organisation avec désormais un planning correspondant à un modèle de prise en charge dans les différentes structures pour un accompagnement des bénéficiaires de l’aide alimentaire d’urgence le tout dans une meilleure coordination entre vos trois associations.  Et puis un accord  entre nous tous pour se réunir deux fois par an pour faire le point et améliorer le dispositif, et je trouve cela très satisfaisant. Pour tout vous avouer, mesdames et messieurs, c’est quelque chose qui dès la 1ère heure et dès la 1ère minute de ce mandat, c’est quelque chose que j’ai rêvé et que l’on arrive à faire aujourd’hui. D’ailleurs dés la première discussion que j’ai eu avec Annie Lombard, je lui avais dit : « Il faut que l’on arrive a travailler sur ce projet, même si je sais que ce ne sera pas facile parce qu’il y a les histoires des uns et des autres. La culture des uns et des autres ». Mais ce que vous avez fait en montrant ce signe de volontarisme de travailler ensemble, tout en préservant vos identités, je pense que vous donnez tous un magnifique exemple et je vous dis un grand merci, au nom du Grand chalon et au nom de toutes les personnes que vous allez aider. Je suis vraiment très heureux que l’on signe ici, et aujourd’hui, cette charte de partenariat avec vous ! ».

Evelyne Debrand : « Cela fait bientôt trois ans que nous travaillons sur la mise en place de ce dispositif et les idées sont sorties afin de se regrouper pour faire quelque chose de concret de viable. Car nous, les restos du cœur, les assistantes sociales, les C.C.A.S … nos correspondances s’effectuaient essentiellement par enveloppe et petits mots de correspondance à des gens qui étaient dans une grande difficulté et on avait l’impression que ces mots n’étaient pas toujours maitrisés. D’ailleurs, on avait l’impression certaines fois que l’on nous envoyait des gens un peu comme pour s’en débarrasser. Aujourd’hui cela est fini, on structure cela et je trouve que c’est très bien car nos relations avec les assistantes sociales et les autres organismes se sont bonifiées et bien améliorées ! ».

Christelle Malvoisin : « Nous sommes très contents car cela nous permet à la fois de mieux travailler sur le territoire et en même temps on garde chacun nos spécificités, notamment d’indépendance et de valeurs qui sont propres à chaque association. Il est à noter aussi que depuis, il y a un meilleur travail qui est fait avec les travailleurs sociaux dans le relationnel et dans le suivi des personnes, ce qui n’était pas le cas auparavant. Le dernier point qui est très important, c’est que les personnes que nous recevons, cela va nous permettre de mieux apprécier leur suivi mis en place, soit avec les autres associations ou la nôtre ! ».

Colette Bony : « Je suis ravie car depuis nous avons d’autres relations et contacts avec les assistantes sociales, ce n’est plus du tout le même relationnel que le petit bout de papier qu’on avait avant, nous sommes désormais dans l’échange et c’est bénéfique pour tous ! ».

Arlette Cornaires : « Je voudrais simplement dire, c’est que tous nous avons des fonctionnements différents, mais néanmoins, il ne faut pas oublier une chose : c’est qu’en face de nous, nous avons des personnes qui ont des besoins et effectivement à qui il était important de trouver et surtout répondre à des besoins dans l’immédiat. N’oublions pas que notre principal bénéficiaire de ce service, c’est celui qui a besoin, et c’est cela que l’on parle et pas d’autre chose. Donc notre action dans l’urgence, elle était louable et nécessaire et elle devenait de plus en plus urgente. Ce partage d’une journée dans la semaine permet tous les jours une urgence et ça c’est très important et c’est donc un très beau projet ! ».

Muriel Boche : « Je suis très contente de la mise en place de ce dispositif sur notre territoire qui va permettre une meilleur prise en charge des personnes en situation de précarité et qui sont en détresse financière ! ».

Amelle Chouit : « Je suis ravie pour la Ville et pour le Département de cette solidarité. Les travailleurs sociaux peuvent voir que tout est couvert sur la semaine, donc un grand bravo à vous tous et toutes pour ce maillage qui permet au service de la Ville et du Grand Chalon à travers vos associations un meilleur fonctionnement de ce dispositif qu’est l’aide alimentaire d’urgence ! ».

Dans une très grande convivialité, l’événement se poursuivait par la  signature de la charte du partenariat et se terminait par le pot de l’amitié.

Rappelons que ce dispositif d’accompagnement aux familles qui sont en détresse financièrement (sans revenus, rupture de ressources, en attente d’allocations…), a permis depuis le 1er mars 2018, de répondre aux besoins de 20 familles ( de bénéficier de colis alimentaires) avec des dossiers qui ont été traités du jour au lendemain. Dans ce dispositif mis en place, Il faut savoir que l’aide alimentaire d’urgence concerne actuellement 20% de personnes retraitées. 

Le photoreportage info-chalon.com

J.P.B                    

       

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