Chalon sur Saône

Chalon-sur-Saône Musée Nicéphore Nièpce (1) : Des photographies qui interpellent !

La nouvelle exposition, les interviews et photoreportage info-chalon !

Vendredi, à 10 heures, au Musée Niepce de Chalon-sur-Saône, situé 28 Quai des messageries, se déroulait la visite de presse consacrée à la nouvelle exposition visible du 16 février au 19 mai 2019. En la présence des commissaires d’exposition Caroline Lossent, Emmanuel Viellard, Anne-Cécile Borey et Floriane Doury (Marseille), plusieurs expositions ont été présentées à la presse locale : celle de Virginie Marnat « d’un jour à l’autre » puis de Coline Jourdan, pour terminer par l’exposition ‘Probabilité : 0.33’ « une chance sur trois de réussir sa vie de couple », présentée par Emmanuelle Vieillard, Anne Céline Borey et Floriane Doury.

Concernant la première exposition :

Si  Virginie Marnat est très attentive des comportements sociaux, les aspirations et les illusions, cette photographe aux clichés de grandes qualités aime avec humour et poésie, donné à voir des représentations ambiguës de la réalité en troublant la certitude de ses visiteurs. Si elle arrive à rendre des postures qui ne sont qu’apparences certaines photographies exposées peuvent interpeller.

L’artiste Virginie Marnat confiait à info-chalon : « Je comprends que mes photographies puissent interpeller. C’est vrai que sur les images du fond, il n’y a aucun doute sur le fait qu’elles sont construites, alors que celles-ci, il y a une ambiguïté. C’est vrai que l’on peut se dire que j’ai été les prendre sur place dans leur contexte mais si vous regardez là, le titre de mon exposition se nomme « Toutes mes copines sont des putes 1999 ». Cela joue en fait sur l’ambiguïté de ce dire, c’est vrai ! C’est faux ? C’est d’ailleurs toujours à cette limite là que j’essaie de surprendre. En fait, ce n’est pas tant de démontrer mais de mettre en place des choses qui sont ce qu’elles sont mais qui en même temps sont mises en forme pour jouer de la distance entre une réalité qui va être porteuse de bien plus, que ce qu’elles montrent, en fait une construction totale. Je comprends que ces photographies interpellent mais c’est fait pour ! Toutes mes amies à qui j’ai demandé de poser de cette façon étaient d’accord pour le faire. A cette époque, le processus faisait que je ne pouvais prendre personne au piège, de ce fait sur ces photographies, je ne cache rien et je n’ai pas pu les piéger avec l’appareil photographique que j’avais en 1999. De toute  façon ce n’est pas en cachant les choses, d’ailleurs les photographies sont faussement polémiques et si elles sont faites pour interpeller elles sont là aussi pour ne pas tomber non plus dans des opinions qui seraient trop polaires d’un côté ou de l’autre. Elles font autant de mal au sujet dont on parle, et du coup c’est pour construire aujourd’hui, des bases, sur autre chose que la minijupe et le soutien-gorge ! ».

Quant à Caroline Lossent, commissaire d’exposition, elle précisait : « Pourquoi on expose Virginie Marnat au Musée ? Et bien déjà, Virginie n’est pas une inconnue pour nous puisque c’est une artiste que l’on accompagne depuis une quinzaine d’années et ses images ont déjà été présentées dans d’autres collections. Là, l’idée de cette exposition, c’était vraiment de pouvoir revisiter entièrement son travail. D’ailleurs, dans son exposition, on a des travaux depuis le début de sa carrière jusqu’à la période actuelle soit 25 ans de carrière qui sont revisitées. Notre idée, c’était de voir aussi comment ces travaux pouvaient être dialogués et faire résonnances les uns avec les autres dans cet espace. Vous découvrez donc cette salle d’exposition dans laquelle on est pas dans un parcours linéaire mais plutôt dans une circulation, donc quelque chose d’aéré qui laisse la place à chacun de regarder les multiples photographies de Virginie. Le Musée accompagne son travail, parce que moi, je trouve que c’est une artiste qui aborde vraiment les différentes notions de l’image photographique. Elle saisit des moments de la réalité où elle construit ses images mais elle intègre aussi dans son travail, la manière dont chacun doit le découvrir. C’est autant votre regard sur son travail qui importe, que ce qu’elle a proposé et du coup, ce n’est pas un travail qui est dans une écriture unique car on a plutôt des images qui sont mises en scène ou des images saisies ; un travail qui est sur les apparences, la représentation que l’on se fait des choses et de les dépasser en s’appuyant sur le réalisme de la photographie, ou en jouant aussi du médium photographique ! ».

(A suivre les autres expositions présentées)

Le  photoreportage info-chalon.com

J.P.B

                        

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