Chalon sur Saône

A Chalon sur Saône, Nathalie Loiseau (LREM) demande à «être aux avant-gardes de l'Europe de demain»

Dans son tour de France, Nathalie Loiseau, l'ancienne ministre des Affaires européennes et tête de liste de La République en marche pour les élections européennes, faisait étape à Chalon-sur-Saône, hier, en début de soirée. À ses côtés, Pascal Canfin, ancien président du WWF et Jérémy Decerle, éleveur charollais. Info-Chalon revient en détails sur ce meeting.

Hier, en ce Vendredi Saint, temps fort du calendrier chrétien qui commémore le chemin de croix et la mort du Christ sur la croix, un meeting avec Mme Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche pour les élections européennes était organisé à 18 heures 30, Clos Bourguignon, au 2 Avenue Monnot, à Chalon-sur-Saône.


Nathalie Loiseau était accompagnée de M. Pascal Canfin, ancien directeur du WWF (2ème de la liste) et M. Jérémy Decerle, éleveur charollais et ancien président du Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA), le "régional de l'étape" en quelque sorte (4ème de la liste).


Le choix du lieu n'est pas anodin car c'est ici, qu'en 2017, pendant la campagne présidentielle, M. Dominique Perben, ancien ministre et ancien député-maire de Chalon-sur-Saône avait fait meeting avec M. François Patriat, sénateur, en faveur d'Emmanuel Macron.


Pari réussi pour La République en marche : le public était au rendez-vous


«J'ai eu vraiment peur qu'en cette veille de Pâques, il n'y ait personne», nous confie M. Raphaël Gauvain, député LREM de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire et dont la permanence parlementaire se trouve au 35 Rue d'Autun, à Chalon-sur-Saône.


Il faut dire que réunir du monde, un week-end pascal, était un pari osé.


«C'est un exercice assez compliqué, nous sommes le grand week-end de Pâques, le Vendredi Saint qui plus est et pourtant la salle est pleine», nous dit M. Philippe Exertier, référent départemental La République En Marche, ne pouvant cacher sa satisfaction.


Même son de cloche chez M. François Patriat, l'ancien président du Conseil régional et président du groupe LREM au Sénat : «Mobiliser plus de 200 personnes, un Vendredi Saint, en période de Pâques, c'est la preuve que pour beaucoup de gens, conscient de l'enjeu, l'Europe, c'est important. La liste La République En Marche, c’est celle qui rassemble le plus avec une vraie vision de l’Europe, la seule avec un vrai programme européen. Les autres listes se contentent de s'opposer à Emmanuel Macron, ils le font uniquement d'un point de vue électoraliste quand ils ne renient pas l'Europe. Nous, nous sommes pour l'Europe. Je pense que lors de ces élections, c'est la France silencieuse qui va s'exprimer. Celle qui soutient le président Emmanuel Macron et qui est contre les Gilets Jaunes mais n'osent pas le dire».


En effet, au début, les organisateurs de la rencontre avaient prévu une centaine de chaises mais ils étaient plus de 200, au plus fort la soirée.


«Nous avons rajouté des chaises à la dernière minute», nous explique un des organisateurs.


Outre M. Patriat, M. Exertier et M. Gauvain, parmi les officiels, étaient également présents l'ancien maire de Chalon-sur-Saône, M. Dominique Perben, M. Daniel Christel, maire de Saint-Désert, M. Rémy Rebeyrotte, le député LREM de la 3ème circonscription de Saône-et-Loire (Autun) et M. André Billardon, l'ancien maire PS du Creusot.


Les trois candidats sont arrivés sous un tonnerre d'applaudissements.


Porter haut et fort la voix de la France en Europe


M. le député, Raphaël Gauvain, après un bref discours d'introduction, laisse la parole à Mme Loiseau, ancienne ministre chargée des Affaires européennes et tête de liste de Renaissance, qui réunit des membres de LREM, du MoDem, Agir, la droite constructive et Le Mouvement radical.


Ce matin, elle était à Rully à la rencontre de viticulteurs et cet après-midi dans le Charollais à la rencontre d'éleveurs bovins. Les deux autres candidats de Renaissance étaient à ses côtés.


«On vient de passer une année formidable avec Jérémy Decerle», dit Mme Loiseau, qualifiant l’éleveur de Saône-et-Loire et grand connaisseur des questions agricoles, d'«enfant du pays». «Avec lui et Pascal Canfin, j'ai tenu à ce qu'on passe la journée ici, de parler d'agriculture et aussi d'autres sujets», rajoute-t-elle.


Revenant sur la crainte de la salle vide, la tête de liste profite des remerciements aux organisateurs et aux nombreuses personnalités présentes, dit, à ce propos : «Je sais qu'ils (Ndlr : les organisateurs) s'inquiètaient, faire une réunion publique juste avant le week-end de Pâques, c'était un peu audacieux mais la campagne repars et bat son plein».


«Nous sommes devant vous ce soir avec une liste de rassemblement, d'union, à un moment où la France en a jamais eu autant besoin de se réunir, de se rassembler. Cette liste , cette liste Renaissance en est le témoignage. Nous avons rassemblé des hommes et des femmes, qui ont en commun, de vouloir porter haut et fort la voix de la France en Europe; cette voix de la France en Europe, elle est portée depuis 2 ans par Emmanuel Macron», dit l'ancienne ministre.


Parlant du président, qu'elle qualifie d' «européen convaincu et exigeant», M. Loiseau dit d'Emmanuel Macron qu'il «retrouvé pour nous le leadership dont la France avait besoin en Europe. (...), c'était le seul candidat qui n'avait pas l'Europe honteuse mais l'Europe ambitieuse».


Elle a évoqué les défis et aux menaces (changement climatique, terrorisme, migrants, défense, puissances hostiles) auxquels les pays européens vont devoir faire face ensemble «s'ils ne veulent pas se retrouver sur le bord du chemin», elle appelle à un sursaut car nous sommes à «un moment historique. Un moment où la France et l'Europe peuvent aller de l'avant, peuvent reprendre une forme de leadership sur le modèle de société que nous voulons, sur la transformation de ce modèle, ce que nous voulons garder, ce que nous voulons transformer. Être aux avant-gardes de l'Europe de demain. Une Europe de liberté».


«Qu’est-ce qui m’a fait venir sur cette liste? Je suis des Hauts-de-France, de Hénin-Beaumont pour être précis. Je ne peux pas me résigner à que le premier parti du pays soit le Rassemblement National. C’est pas possible pour la France en terme d’image, en terme d’influence!», dira M. Canfin, ancien directeur du WWF.


«Non seulement je le pense, mais on va gagner!» dira à son tour Jérémy Decerle.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche