Chalon sur Saône

Dévoilement de la plaque de Marcel Lecroq à l'Espace Jeunesse de Chalon-sur-Saône

Ce jeudi, en fin de matinée, le maire de Chalon-sur-Saône, en compagnie de membres de la famille, dévoilait la plaque de Marcel Lecroq à l'Espace Jeunesse. Plus de détails avec Info Chalon.

À 11 heures, ce matin, au 5 Place de l'Obélisque, Gilles Platret, le maire de Chalon-sur-Saône, dévoilait la plaque de Marcel Lecroq, avec des membres de la famille de ce dernier.


La place a été posée près de la porte côté cour de l'Espace Jeunesse de la Ville.


L'histoire du lieu avant l'Espace Jeunesse
Autrefois, cet hôtel particulier installé entre cour et jardin, comprenant un corps principal avec, aux extrémités et des pavillons carrés, fut la maison du Canal.


L'hôtel fut acheté au Jeu de l'Arquebuse, association d'arquebusiers, par le service des Ponts et Chaussées de la province de Bourgogne. Émiland Gauthey, ingénieur en chef des États de Bourgogne, y installa ses bureaux et son domicile lors des travaux du Canal du Centre (ou Canal du Charolais : 1783-1794). Il suréleva alors le logis et la transforma dans le goût du temps. En 1891, cette demeure fut versée aux Domaines et louée au cercle des officiers. Devenue entre temps habitation privée, elle appartient, aujourd'hui, à la Ville de Chalon-sur-Saône.


C'est dans cet hôtel particulier que séjourna durant de nombreuses années, Marcel Lecroq, son père ayant acquis la maison en 1897.


Marcel Lecroq, une vie vouée à l'histoire de Chalon-sur-Saône
Vincent, René, Louis, Marcel, Lecroq est né à Chalon-sur-Saône, le 29 décembre 1882, Rue du Châtelet. Après des études à l'École des Frères, Rue des Minimes*,il obtient son baccalauréat en 1900 et une licence en droit en 1908.


Âgé de 32 ans lors de la Première Guerre Mondiale, il aurait dû être réformé à cause d'une mauvaise vue. C'est sans compter sur sa volonté d'intégrer les rangs de l'armée, non pas comme combattant, mais comme gestionnaire d'un magasin de ravitaillement, fonction qu'il avait lui-même dénommée «riz-pain-sel».


Il entre en 1922, à la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône où il occupe, entre autres, le poste de bibliothécaire de 1931 à 1953. Il y est conservateur jusqu'en 1959. Il publie une trentaine d'écrits dans les tomes des «Mémoires» de cette société. En début d'année 1974, sa dernière publication sur les anciens clochers de Saint-Vincent est lue lors d'une séance de la Société.


On retrouve également ses communications (plus de 120) dans les journaux locaux (le «Courrier», le «Progrès»,...). Il y évoque la Saône, les Gôniots, la pôchouse**, les divers couvents de la ville, les inondations, le Canal, les foires, les casernes, les rues de la ville, le Carnaval, les puits, la Libération jusqu'à la déviation de la Route Nationale 6...


À l'automne 1976, et afin de lui rendre hommage , le Musée Nicéphore Niépce organise une exposition provenant du don de photographies anciennes (copies ou originaux) qu'il avait fait à ce musée en 1970.


Marcel connaissait très bien l'histoire de Chalon-sur-Saône mais ne se considérait pas comme un historien, plutôt comme un «historiographe», c'est-à-dire quelqu'un qui «écrit l'histoire».


La cérémonie de dévoilement de la plaque
La plaque a été dévoilée par le maire en présence de Martine et Denise, deux petites-cousines de Marcel Lecroq.


«Je suis sûre que Marcel doit être enchantée, de là où il est, que la maison accueille de la jeunesse», dit, émue, une d'entre elles.


«Cette histoire est née d'une demande de la famille» précise le maire avant d'évoquer l'histoire de la maison du Canal et le Jardin de l'Arquebuse.

L'hôtel particulier est «pleinement dans l'histoire de Chalon-sur-Saône», dit-il, saluant au passage «toutes les équipes du Service Jeunesse de la Ville» puis a rendu un hommage à Marcel Lecroq, «quelqu'un qui a consacré sa vie à noter ses recherches», évoquant une vie dédiée à sa passion et parlant d'un «bon historien qui écrivait très bien».


Certes décédé le 9 mars 1974 et inhumé au cimetière de Tournus mais «son œuvre demeure», conclut-il.


Étaient également présents à cette cérémonie, Christelle Morin-Dufoix, animatrice de l'architecture du patrimoine de la Ville de Chalon-sur-Saône***, Thérèse Bessette, présidente de l'Association de la Maison de quartier des Aubépins, Jacques Micheron, gérant de la coutellerie éponyme et grand passionné d'histoire et photographies et Claude Elly de de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône.

 

* Ancienne nom de la Rue rue Edgar Quinet. Les Minimes fut un ordre religieux installé à Chalon-sur-Saône par le Duc de Mayenne en 1595. Elle devient Rue Populaire de 1793 à 1805.
** Sa famille étant originaire de Verdun-sur-le-Doubs.
*** L'institution qui est à l'origine du texte de la plaque.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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