Chalon sur Saône

Réunion de lancement d'une branche congolaise d'ATDH à Chalon sur Saône

Dimanche, en début de soirée, dans un restaurant associatif de Chalon-sur-Saône, avait lieu une réunion sur la création d'une branche congolaise d'Afrique Terre des Hommes (ATDH). Plus de détails avec Info Chalon.

À l'invitation de David Mayingila, président d'Afrique Terre des Hommes (ATDH), dimanche, de 17 heures à 20 heures, des membres de la communauté congolaise étaient invités au restaurant associatif Saveurs d'Afrique & d'ailleurs, en vue de la création d'une branche dédiée à cette communauté.


Les participants étaient originaires de 3 pays d'Afrique Centrale, à savoir la République du Congo*, la République Démocratique du Congo (RDC) et d'Angola.


Les débats étaient en lingala**, en français —langue officielle des deux Congo; le portugais est la langue officielle en Angola — et en frangala***.


David rappelait à l'assistance qu'il n'y aura pas de cotisation mensuelle, cette année, mais propose que tous les membres voulant s'investir au profit de la communauté doivent contribuer en participant à un pot commun, notamment lors des événements de l'association.


À Chalon-sur-Saône, la communauté congolaise, issue des trois pays cités ci-dessus, compterait plus de 300 personnes, «en comptant les enfants», nous précise David. C'est également 5 commerces et 4 lieux de culte.


«Il est temps qu'on se structure», dit à ce propos, une des participantes, estimant que la communauté est suffisament mûre pour s'organiser.


Papi,un autre intervenant pointe, au contraire, les divisions au sein de la communauté et qu'elle a «perdu beaucoup de temps», estimant par ailleurs, qu'elle a, par le passé, «souvent manquer de solidarité».


Si, à l'instar d'Éric, partisan de la création d'une structure représentant la communauté totalement indépendante d'ATDH, d'autres, comme Zoulé et Jean-Robert, préconisaient une approche plus pragmatique, optant pour une transition en douceur «d'une année», le temps que la branche se structure et s'organise avant un vote pour ou contre la scission en 2 entités distinctes mais travaillant de concert «dans l'intérêt général».


David rappellait à tous qu'ATDH est une association forte de 10 ans d'expérience.


Il a aussi été question de la constitution d'un comité d'organisation en vue des 60 ans de l'indépendance du Congo en 2020 et d'un cahier de doléances, afin que chacun puisse s'exprimer. Les participants se sont mis d'accord pour se réunir 2 fois par mois, un dimanche, pendant 3 mois afin de trouver un accord.


En dépit de l'âpre débat, tous se sont mis d'accord sur un autre point, à savoir le nom de cette branche : Bana Kongo («Peuple du Congo» en lingala).


Prochaine réunion donc, le 22 septembre, à 17 heures, toujours au Saveurs d'Afrique & d'Ailleurs.


* Également appelée Congo-Brazzaville.
** Langue bantoue parlée par 15 millions de locuteurs, essentiellement parlée, essentiellement dans les villes de Kinshasa, Brazzaville, Mbandaka et Kisangani, répandue dans la République du Congo, la République Démocratique du Congo, en Centrafrique, dans l'enclave angolaise de Cabinda et en Angola (dans le Nord du pays principalement dans la region de Uíge). 30 millions de personnes la parlent en seconde langue et 25 millions en troisième langue, essentiellement dans les autres grandes villes des deux Congo.
*** Il s'agit d'une forme de lingala répandue parmi la diaspora congolaise à l'étranger et dans certains centres urbains, ressemble fortement à une langue créole avec beaucoup de mots de vocabulaire du français.

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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