Côte chalonnnaise

VENDANGES - Des rendements sur les blancs divisés par deux par rapport à l'année dernière !

25 à 30 hectolitres à l'hectare, c'est qui se dessine au fur et à mesure des récoltes avec quelques écarts en fonction de l'emplacement des parcelles, mais de toute évidence, l'année 2019 aura été compliquée du côté des vins blancs.

Depuis plusieurs jours, les équipes de vendangeurs écument les rangs de vignes de la côte chalonnaise, et le constat sur les blancs reste unaninement amer, au regard des volumes qui sont en cours de vendanges. Du côté de chez Laurent Juillot à Mercurey, "c'est simple, on divise les rendements par deux au regard de ce qui a été récolté l'année dernière. On doit se situer dans une moyenne de 25 à 30 hectolitres à l'hectare pour 55 hectolitres l'année dernière". C'est dire le différentiel même si chacun s'accorde à dire que l'année 2018 avait été une année particulièrement généreuse sur les blancs. "Il va falloir être très professionnel sur la vinification" annonce tout de suite Laurent Juillot, "compte tenu des faibles volumes récoltés". Le constat est le même sur les blancs quelque soit l'endroit en Bourgogne avec quelques rares exceptions mais globalement le marché sur les blancs risquent de se serrer.

En cause bien évidemment la météorologie qui n'aura pas été des plus faciles cette année, "une floraison lente qui s'est étalée sur plusieurs dizaines de jours" rappelle le viticulteur. Une floraison compliquée qui a entrainé des coulures, en d'autres termes, la chute des fleurs ou des jeunes fruits. Dans les parcelles les plus enclavées et basses, le gel du printemps, lui n'aura pas épargné les parcelles, avec une déperdition qui va de 25 à 40 % en fonction des secteurs. 

Côté rouges, "on est sur des volumes stables par rapport à l'année dernière" se rassure Laurent Juillot même si la canicule enregistrée ces dernières semaines a durablement marqué les grappes de raisins, qui ont eu bien du mal à grossir. Il suffit pour s'en rendre compte de constater les bennes de raisins qui traversent actuellement les routes du secteur. "C'est comme ça, 2019 sera plus une année de rouge en terme de volume alors que l'année dernière c'est le blanc qui avait pris le dessus". La nature est ainsi faite et malgré tout le professionnalisme de nos amis viticulteurs, ils ne peuvent changer grand chose. 

Laurent Guillaumé 

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