Mercurey

Frédéric Bobin plus folksong que jamais

A l’occasion de son passage du côté de Mercurey, Frédéric Bobin a eu la gentillesse de nous consacrer un peu de son temps pour répondre à quelques questions.

A sa place, ils seraient sans doute nombreux à avoir pris la grosse tête. Bien au contraire, Frédéric Bobin demeure d’un incroyable naturel, croquant à pleines dents dans une passion devenue métier. Découvert par le grand public lors de feu les Franco Gourmandes de Tournus et aperçu sur la scène mythique de l’Olympia, ce lyonnais d’adoption et creusotin d’origine continue à enchanter les salles façon folksong à la française.

 

Hier Brassens, Brel, Barbara, Ferré, Téléphone, Neil Young, Dylan et bien d’autres. Aujourd’hui, quelles sont vos sources d’inspiration, les chanteurs que vous appréciez, les musiques que vous écoutez ?

J’écoute plus de jazz qu’avant et aussi davantage de musique classique. Cela m’octroie une respiration d’écouter des genres très différents. Mais je ne renie pas pour autant mes inspirations issues du folk-rock et de la chanson française. Parmi les artistes dont je suis plus particulièrement la trajectoire depuis plusieurs années, il y a notamment Bertrand Belin, Bastien Lallemant, JP Nataf, Alexis HK, Gauvain Sers…

Après Singapour en 2008, Le premier homme en 2012 et Les Larmes d’Or en 2018, faudra-t-il attendre longtemps un nouvel album ?

Philippe (NDLR : son frère qui écrit les textes) a toujours un coup d’avance par rapport à moi. Il m’a déjà proposé une vingtaine de nouveaux textes. C’est seulement maintenant que je vais m’y mettre car, jusqu’à présent j’ai fait beaucoup de scène pour « défendre » mon denier album. La scène a du sens du fait du travail réalisé en amont. La création est certes excitante mais peut aussi être par moments douloureuse. Une fois que je me serai plongé dans les nouveaux textes de Philippe, l’interaction entre nous deux va commencer. La création est aussi une forme de dialogue avec mon frère.

Lors de notre précédente interview, vous m’aviez confié que, tout en poursuivant vos études de lettres modernes au début des années 2000, il y avait en vous, à ce moment là, une sorte d’urgence à monter sur scène. Aujourd’hui, plus d’une quinzaine d’années plus tard, quel regard portez-vous sur ce que certains pourraient considérer comme un aboutissement : se produire à L’Olympia ?

C’est Gauvain Sers qui m’a offert ce cadeau en me proposant de faire sa première partie. Dans cette salle mythique se sont produits de très grands noms. J’ai été très ému. A ma toute petite échelle, je suis un maillon de cette très belle salle.

A peine vos études de lettres modernes finies en 2002, vous aviez enregistré votre tout premier disque intitulé Les salades. Le cap des vingt ans de carrière approche à grand pas. Comment envisagez-vous votre futur ?

Je suis dans une dynamique très axée sur la scène. La scène me fait toujours autant envie. J’ai ainsi de très nombreux concerts programmés cet été. Je tourne avec trois duos différents. Dès lors, il n’y a pas de routine. En  parallèle, comme je le disais tout à l’heure, je vais commencer à me plonger dans le travail créatif pour mon nouvel album. Par ailleurs, j’ai réalisé les arrangements d’un chanteur, Gilles Roucaute, ce qui était nouveau pour moi. J’ai pris beaucoup de plaisir à ce travail ponctuel. J’ai également pris part à un album collectif de la scène lyonnaise rendant hommage à Hubert Mounier, le chanteur (décédé) de L’affaire Louis Trio, qui va sortir à la rentrée.

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