Politique

Auprès des sénateurs Emorine et Mercier, les élus locaux du Grand Chalon ont exprimé leur méfiance vis à vis du gouvernement

A Chalon, une cinquantaine de maires et conseillers départementaux ont pu débattre des quatre titres que contient le projet de loi : conforter chaque maire dans son intercommunalité, renforcer les pouvoirs de police du maire, simplifier le quotidien du maire, renforcer et reconnaître les droits des élus.

Des craintes très vives ont été exprimées sur la suspicion manifeste du Gouvernement envers l'intercommunalité et le travail de longue date mené par les maires pour installer une gestion et des projets collectifs. Tous ont le sentiment d'un fossé qui s'est creusé entre le pouvoir central et les collectivités territoriales.

Les sénateurs ont souligné leur volonté de stabilité sur ce sujet : il n'est pas question pour eux d'un retour en arrière. L'échelon intercommunal est et doit rester un outil au service des communes et de leurs habitants, qui permet de faire aboutir des projets et de gérer des services que les communes ne pourraient plus prendre en charge seules, à la fois pour des raisons financières et techniques. C'est d'ailleurs tout l'esprit qui anime les propositions de loi et les rapports sénatoriaux depuis plusieurs années.

Les élus présents ont par ailleurs étaient unanimes pour souligner le peu de contenu du texte, citant en exemple le renforcement des pouvoirs du maire par deux seules mesures concernant les arrêtés de fermeture des établissements recevant du public et les débits de boisson, très loin des véritables problématiques des maires confrontés à des incivilités grandissantes et à un manque d'accompagnement des services de l'Etat. Les conclusions de la grande consultation lancée par la commission des lois du Sénat, dont Marie Mercier est secrétaire, sur les risques qu'encourent les élus au quotidien sont attendues afin d'abonder le débat. Les maires demandent à être épaulés par la gendarmerie, la police, la justice, et de fait à rendre crédibles leurs interventions pour faire respecter la règlementation. Bien trop de leurs plaintes sont classées sans suite.

Globalement d'ailleurs, le recul des services de l'Etat pose difficultés aux maires, donnant l'exemple de la Direction Générale des Finances Publiques.

Marie Mercier et Jean Paul Emorine, qui ont tous deux une longue expérience de maire derrière eux, ont pris note des différentes remarques, bien décidés à porter la voix des élus locaux et à permettre au Sénat de poursuivre son travail au service des collectivités territoriales, premier échelon de notre démocratie.

La venue de Gérard Larcher, président du Sénat, à l'assemblée générale de l'Association des Maires de Saône-et-Loire le 13 septembre, viendra ponctuer cette série de rencontres dans le département.

Ce mercredi, les parlementaires iront à la rencontre des élus du bassin minier, le lundi 9 septemnre à la rencontre des Autunois, le 10 septembre des Bressans et le 11 septembre des Mâconnais. 

Ces réunions font suite à un courrier que les deux sénateurs ont adressé à l'ensemble des maires de Saône-et-Loire le 4 juillet dernier, ainsi qu'à la consultation lancée par la commission des lois du Sénat - dont Marie Mercier est secrétaire - et relayée auprès des maires de Saône-et-Loire par les sénateurs le 13 août (consultation qui prendra fin le 15 septembre), afin de mettre à jour les risques auxquels ils sont confrontés dans l'exercice de leurs fonctions.

 

 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche