Sud de l'agglomération

Emale Poirrier, une étoile est née

Professionnelle de la musique, elle est née à Chalon sur Saône, y a passé ses 20 premières années et y monté ses premiers groupes de musique.

Passionnée depuis petite par tout ce qui fait du bruit, ses 1ères percussions étaient alors des bidons vides qu'elle frappait à la main ou à la baguette sur des morceaux de Mory Kanté ou Mamady Keita. Son questionnement sur le monde et sa forte envie de m’exprimer la poussait déjà à chanter la moindre phrase qui emportait son cœur. À l'image de Whoopi Goldberg, elle a perçu le monde à sa manière, aimant s'éloigner pour ce qu'elle appréciait plus juste.

 Emale, parlez nous de vous, 

« Bercée par la musique de Nirvana, Skunk Anansie, Dépêche Mode, Radiohead, The Cure … c’est à l’adolescence que je me suis mise à fond à la guitare, en temps qu’autodidacte et que je m’amusais à reprendre des morceaux de ces groupes mythiques. C’est un instrument qui permet facilement de s’accompagner quand on a également des choses à dire, à chanter. J’ai alors travaillé ma pratique grâces aux rencontres avec divers musiciens, puis j’avais juste à observer autour de moi pour trouver l’inspiration, et donc les premières compos sont nées.

C’est à partir de là que j’ai aussi monté mes premiers groupes de rock.

Puis l’envie d’aller voir ailleurs m’a amenée à voyager puis à apprendre des autres. La musique n’était qu’alors pour moi qu’une passion jusqu’à mes 24 ans, où j’ai dû combattre une grave maladie. Ce combat est venu marquer un tournant dans ma motivation de vie, la musique est alors devenue une thérapie obsessionnelle et le projet Emale est alors né, comme s’il fallait que je laisse une trace de ce que je créais. L’idée était alors de composer sans filtre, sans case et de laisser parler toutes mes influences sans jamais me dire tiens je vais faire un morceau rock ou un morceau jazz parce que c’est la mode … J’ai horreur des cases et des stéréotypes, le monde de la musique en est truffé et c’est bien dommage. Je peux trouver un violoniste d’orchestre symphonique beaucoup plus rock and roll qu’un gars qui va porter la banane et jouer sur une Rickenbacker. J’aime vraiment laisser aller mon inspiration suivant mes émotions sans me demander ce que peuvent penser les autres. C’est aussi pour ces raisons que j’aime la musique de Tom York ou de Björk. Tout est une question d’émotion et de sentiment et non de style musical.

Mon retour aux sources en 2013 m’a permis de construire une formation solide avec 3 musiciens, Fred Bruère à la basse, David Barbe à la guitare et Damien Voyard à la batterie qui m’accompagnent encore maintenant. On a alors enregistré le premier album qui s’appelle Intègre. Il raconte finalement tout ce combat en 10 morceaux, mélangeant pleins d’influences passées. Il est sorti en septembre 2016 et l’avons depuis défendu sur scène, à Lyon, Dijon, Cannes, Chalon, Nevers …

 Aujourd'hui, où en êtes vous ?

J'écris mon 2 ème album qui sera différent car mes influences actuelles et mes envies ont changé. Je compte davantage marquer mes influences trip hop et folk mais toujours avec des textes en français. J’aime les mots et la langue française, c’est aussi ma signature et ce qui me différencie des groupes locaux actuels. On sera en concert en ce début de saison, le 30 Mars, au Théâtre des Tilleuls de St Gengoux-le-National et sur la scène ouverte du Demigny On the Rock, le samedi 11 mai après-midi.

 La journée de la femme arrive bientôt, qu'en pensez vous ?

Les journées nationales m’ont souvent interloqué. Je trouve dommage qu’il faille inventer des journées exceptionnelles afin que l’humain se sensibilise à certaines causes ou à certains droits.

La journée de la femme a bien sûr son importance, si elle sert à rappeler les conditions de vie des femmes dans le monde entier et à mobiliser ceux qui ne se sentent pas concerné. C’est pourtant une lutte quotidienne pour beaucoup et c’est vraiment frustrant d’en être encore là en 2019.

Il est dit que l’Humain est l’espèce vivante la plus évoluée, mais en créant ce genre de journée, l’ONU ne chercherait-elle pas à nous interroger sur notre manque d’humanité ? Tout cela me questionne.

La Femme a pourtant prouvé sa légitimité à être sur Terre depuis la nuit des temps au même titre que l’homme. Au-delà de sa faculté à porter la vie, elle a prouvé depuis bien longtemps son intelligence, sa force, sa détermination … Jeanne D’Arc, Marie Curie, Simone de Beauvoir sont les premiers noms qui me viennent en tête quand je pense à celles qui ont voulu faire évoluer nos conditions de vie. Merci à elles mais le combat continu encore et les inégalités homme / femme sont encore bel et bien présentent aujourd’hui, au travail ou à la maison. Le sport féminin est par exemple beaucoup moins médiatisé que les équipes masculines. Nous entendons encore beaucoup parler des inégalités de salaire malgré des fonctions professionnels similaires. Et dans certaines cultures, il ne fait pas bon naître femme. Le monde a encore beaucoup de progrès à faire.

 

 

 

Toutes les infos, les clips, les concerts sont sur le site : http://www.emalemusic.com 

et sur facebook : https://www.facebook.com/emalemusic/ 

E.T

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