MENUS DE SUBSTITUTION - "Il appartient désormais aux autorités compétentes de faire respecter la loi de la République à Chalon" pour les élus de Cultivons Chalon

Trois juridictions ont sanctionné Gilles Platret et la majorité municipale sur la question controversée des menus de substitution. La décision du Conseil d'Etat, "sollicité par Gilles Platret lui-même" vient juste confirmer "l'illégalité de la délibération municipale". Les explications d'info-chalon.com.

Les élus de Cultivons Chalon, Nathalie Leblanc, Francine Chopard et Sébastien Lagoutte, ont souhaité au cours d'une conférence de presse, répondre à ce qu'ils qualifient de "contre-vérités" affichées dans la presse. En sa qualité de juriste, Sébastien Lagoutte a rappelé "que la décision du Conseil d'Etat n'est juste que la confirmation de la décision de la Cour administrative d'Appel de Lyon, qui avait déjà statué sur l'illégalité de la délibération municipale de 2015. Gilles Platret et la ville de Chalon sont désormais dans l'illégalité si les menus de substitution ne sont pas réintroduits comme c'était le cas avant sans que ça ne pose de problème à personne". 

"Il ne faut que Gilles Platret inverse les rôles, c'est bien lui qui a sollicité le Conseil d'Etat et parce qu'il a été débouté, il considère que leur décision ne s'applique pas à Chalon ? Il appartient désormais aux autorités compétentes de faire respecter l'Etat de droit à Chalon sur Saône ! On se retrouve désormais au niveau de l'avant délibération de 2015". Par autorité compétente, les élus de Cultivons Chalon, entendent à ce que le Préfet prenne ses responsabilités et fasse en sorte que les choses soient mises au clair. C'est donc désormais la grande expectative !

Rappelons au passage que la problématique des menus de substitution concerne finalement qu'une poignée de repas, évalués à guère plus d'une quinzaine, histoire de bien contextualiser la problématique. 

"C'est une prise d'otage de la laïcité"

Francine Chopard et Nathalie Leblanc n'ont pas eu de mots assez durs pour qualifier "l'illégitimité" de l'argumentaire porté par Gilles Platret sur les plateaux médiatiques depuis des mois. "Il prend en otage la laïcité pour justifier ses décisions visant une communauté. Le Conseil d'Etat a vu clair dans son jeu et a rejeté le pourvoi de la commune. Il a tranché malgré toutes les tentatives de Gilles Platret pour dire le contraire. Même si le maire essaye d'en faire sa propre interprétation pour ne pas perdre la face, l'Etat de Droit doit s'appliquer à Chalon sur Saône". 

"Il s'affranchit d'une décision de justice et c'est très grave"

"On peut parler des petites frapppes chalonnaises sur les réseaux sociaux, publier des grands mots sur les réseaux sociaux, s'arroger la République sauf qu'il lui appartient désormais d'appliquer les lois de la République à Chalon sur Saône. Il s'affranchit d'une décision de justice et c'est très grave. Comment celles et ceux qui entendent cela peuvent respecter la République si le propre maire ne la respecte pas ? Il y un vrai danger dans cette obsession personnelle. La démonstration est faite qu'il n'y jamais eu de problémes avec les menus de substitution à Chalon sur Saône, c'est bien une décision de Gilles Platret. Il appartient désormais aux élus de sa majorité aussi de se positionner face à ces excès de pouvoir, jugés par la justice". 

La solution ? "C'est le menu végétarien"

"Il est temps d'apaiser et de revenir au respect de chacun. La solution est toute trouvée et réside dans la mise en place de menus végétariens". 

Laurent Guillaumé 

 

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