Certains commerçants de Chalon sur Saône tirent un bilan amer du confinement

Rester ouvert pendant le confinement a-t-il vraiment été une chance ? C’est la question qu’ils se posent aujourd’hui à l’heure des bilans !

Ils l’assument, c’était un choix de rester ouvert afin de permettre que le centre-ville ne perde pas de son attractivité et que les gens évitent de se ruer dans les grandes surfaces. Néanmoins, ils veulent simplement informer la population chalonnaise afin que les gens se rendent compte qu'être ouvert quand tout le monde est fermé n'a pas forcément été une chance comme bon nombre de clients semblent le penser.

 Selon plusieurs commerçants du centre-ville, très en colères et qui souhaitent rester anonymes : « Si on prend l’exemple d’un commerce qui est resté fermé en novembre 2020, il peut percevoir jusqu’à 10 000€ d'aide de l'état au titre du fond de solidarité + la prise en charge du salaire de ses salariés + 500€ d'aide au paiement du loyer attribué par le Grand Chalon ainsi que la possibilité de faire du click & collect non déduit du montant des aides (l'aide de l'Etat permettant même de gommer la saisonnalité qui est calculée sur le CA moyen de 2019 si plus avantageux que celui de nov 2019), des avantages non négligeables. Alors à l’heure des bilans des commerces restés ouverts, quand certains de nous, réalisent qu’en novembre 2020 ils ont réalisé un chiffre d’affaire inférieur de 15% inférieur de celui de novembre 2019 soit des marges brutes pour certains d'environ 9000€ et qu’il faut aujourd’hui payer les charges (loyer, salaires...), il y a de quoi avoir un peu d’amertume et de rancœur ! Surtout que pour bénéficier d’une éventuelle aide, il aurait, pour cela, fallu perdre au moins 50% de CA, c'est-à-dire se mettre carrément dans la zone rouge ».

Sachant qu’il est utopique de penser que les commerces restés ouverts puissent réaliser le même chiffre d'affaires lorsque leurs confrères sont fermés car il n’y a plus d’attractivité dans les rues commerçantes. En effet, les gens qui sont confinés ou en télétravail (avec en plus, les loisirs et la culture stoppés) ne trouvent plus de motivation à venir en ville et donc d'y faire leurs achats. Dés lors, comment maintenir un niveau d'activité ?

Si certains commerçants aujourd’hui, ne dénoncent aucune amertume, ni d'envie, envers leurs confères dont la pérennité est essentielle à la dynamique du centre-ville, ils veulent juste faire le constat que tout système d'aide comporte ses failles et que force est de constater qu'il n'a pas été à l’avantage des commerces restés ouverts !

JPB

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