CORONAVIRUS - La Bourgogne-Franche-Comté est la deuxième région la plus touchée par la hausse des décès lors de la deuxième vague

Selon l'INSEE, depuis septembre 2020, le nombre de décès dans chaque département de Bourgogne-Franche-Comté est en forte augmentation par rapport aux deux années précédentes.

Entre le 1er septembre et le 28 décembre 2020, la Bourgogne-Franche-Comté a enregistré 11 976 décès, soit 25 % de plus qu'en 2019 sur la même période. Elle est désormais la deuxième région, après Auvergne-Rhône-Alpes, où cette surmortalité est la plus élevée. Cette augmentation concerne surtout les classes d'âge au-delà de 65 ans, et en particulier les personnes âgées de 85 ans ou plus. 

La baisse sensible et rapide de l'excédent de décès qui a suivi le pic lors du premier confinement ne se retrouve pas pour l'instant dans la région. Alors qu'en France le nombre de décès diminue progressivement, il se stabilise sur un plateau élevé. Lors de cette seconde crise sanitaire, la Haute-Saône est le département qui enregistre la plus forte progression des décès depuis 1er septembre par rapport à 2019 (+ 34 %) suivie de la Saône-et-Loire (+ 33 %), de la Côte-d’Or (+ 28 %).

Depuis la rentrée, le nombre de décès est en forte augmentation par rapport aux deux années précédentes

 
 
Entre le 1er septembre et le 28 décembre, 11 976 décès, toutes causes confondues, ont été enregistrés en Bourgogne-Franche-Comté, soit 25 % de plus qu’en 2019 et 27 % de plus qu’en 2018. Cette évolution est toutefois encore provisoire et sera révisée à la hausse dans les prochaines semaines.

L’excédent de décès en Bourgogne-Franche-Comté depuis la rentrée, pourtant modéré durant le mois de septembre, s’est progressivement accru au cours du mois d’octobre et dépasse désormais celui de la moyenne nationale (+ 16 %) après trois semaines de hausses consécutives.

Lors de la première vague, le pic fut atteint durant la journée du 6 avril avec 158 décès enregistrés. Le nombre de décès quotidiens a par la suite rapidement chuté. Il est revenu à des niveaux équivalents aux précédentes années à partir du 26 avril, soit une baisse du nombre de décès quotidiens de 44 % en vingt jours. Sauf nouveau rebond, la journée du 6 novembre pourrait marquer le pic de cette seconde vague avec 153 décès survenus ce jour-là. Toutefois, et contrairement au printemps dernier, ce pic n’a pas été immédiatement suivi d’une baisse forte et continue de la mortalité. Le niveau reste élevé mais s’est stabilisé : il oscille encore autour des 120 décès quotidiens depuis presque 2 mois.

À l’échelle nationale, l’évolution des décès durant cette seconde crise sanitaire diffère quelque peu. Après un pic confirmé le 7 novembre (2 330 décès), le nombre de décès a progressivement diminué mais à un rythme moindre que lors de la première vague. Selon les données provisoires, l’excédent de décès par rapport à 2019 n’est ainsi plus que de 5 % durant la deuxième quinzaine de décembre (contre 22 % au cours de la deuxième quinzaine d’octobre). Entre le 16 et le 28 décembre, 1 890 décès ont été enregistrés en moyenne chaque jour.

Excédent de décès par rapport à 2019 : La Bourgogne-Franche-Comté est désormais la deuxième région la plus touchée lors de cette deuxième vague

Depuis le 1er septembre, l’augmentation du nombre de décès par rapport à 2019 est la plus importante en Auvergne-Rhône-Alpes (+ 37 %), suivie désormais de Bourgogne-Franche-Comté (+ 25 %), puis Guadeloupe (+ 22 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 21 %). La surmortalité dans les régions de l’ouest de la France est, en revanche, nettement plus faible. Le taux sont de 3 % pour la Bretagne, de 6 % pour les Pays de la Loire et de 9 % pour la Nouvelle-Aquitaine. En Guyane et à La Réunion, le nombre de décès est en légère baisse par rapport à l'année précédente (respectivement - 2 % et - 3 %).

En Bourgogne-Franche-Comté, la Haute-Saône est devenue le département de la région qui enregistre la plus forte progression des décès par rapport à 2019 (+ 34 %) suivie de la Saône-et-Loire (+ 33 %), de la Côte-d’Or (+ 28 %). Elle est de 25 % dans le Territoire de Belfort et le Jura. Elle est inférieure à 20 % dans le Doubs et l’Yonne. La Nièvre est le seul département de la région où ce taux est en-dessous de la moyenne nationale (+ 16 %).

Par rapport à 2019, le nombre de décès chez les personnes âgées de 65 ans ou plus est en forte progression

Depuis la rentrée, le nombre de décès augmente de 29 % par rapport à 2019 pour les 85 ans ou plus, de 28 % pour les personnes âgées de 75-84 ans, de 23% chez les 65-74 ans, de 7 % chez les 50-64 ans et de 3 % chez les moins de 50 ans.

L'augmentation du nombre de décès s'accélère depuis mi-octobre et concerne surtout les classes d'âge au-delà de 65 ans, et en particulier chez les 85 ans ou plus qui représentent en moyenne près de la moitié des décès.

Alors que le mois de septembre s'est caractérisé par moins de décès parmi les personnes âgées de 85 ans ou plus par rapport à l'année précédente (principalement dans le Doubs, la Haute-Saône et l'Yonne), la tendance s'est inversée au cours du mois d'octobre et le nombre de décès a fortement augmenté depuis. Entre le 1er novembre et le 28 décembre, cette seule classe d'âge enregistre 3 600 décès contre 2 400 l'année précédente (+ 50 %).

Tous âges confondus, le nombre de décès augmente sur cette période entre 2019 et 2020 de 25 % pour les femmes et de 24 % pour les hommes.

Communiqué



 
 
 

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