Grâce aux forains les enfants ont retrouvé le sourire sous les masques

Cette action menée conjointement avec la Ville de Chalon-sur-Saône a connu un franc succès. Découvrez les interviews de Gilles Platret, Maire de Chalon et de René Hayoun, Président de l’Union Intersyndicale des Entreprises Foraines de France ainsi que le photoreportage info-chalon.com

Ce samedi après-midi à partir de 15 heures et jusqu’à 16 heures, les forains habituellement installés pour le carnaval de Chalon-sur-Saône en partenariat avec la ville de Chalon-sur-Saône avaient menés un événement de solidarité auprès de la population chalonnaise en offrant aux enfants des pommes d'Amour, des barbes à papa, des peluches…

Cette opération menée par les forains du carnaval et par les forains de France a permis aux enfants et aux parents durant un instant de lutter contre la morosité liée à cette épidémie de la Covid 19. D’ailleurs, ce ne sont pas loin de 600 personnes qui sont venues à la rencontre des forains pour leur apporter également leur soutien.

Ce secteur commercial des fêtes foraines qui n’a pas fait souvent la Une des médias et qui se sentait d’une certaine façon délaissée a montré cette après midi, sa solidarité à toute la population chalonnaise. Il faut dire que cette après midi, de nombreuses animations mises à disposition des enfants ont redonné le sourire derrière les masques et des étincelles dans les yeux des enfants comme des grands.

Sur place, Gille Platret, Maire de Chalon-sur-Saône, accompagné de quelques élus a confié à Info-Chalon. Com : « Comme vous le voyez, tout va bien ici ! Il fait beau, les gens ont retrouvé le sourire derrière leur masque et c’est un peu notre combat de redonner un petit de joie à la population ! C’est un combat qui nous anime depuis maintenant 1 semaine avec les forains. On l’a voulu parce que nous avons fini le premier chapitre du combat avec l’arrêté et l’arrivée des forains ; un premier round judiciaire avec le Tribunal Administratif de Dijon. Les forains sont comme nous, en attente maintenant de la décision de la Cour Administrative d’Appel de Lyon. Cela peu prendre un petit peu de temps car on n’est pas maîtres du calendrier et cela peu prendre 1 semaine à 15 jours. Avant de laisser repartir les forains, on voulait leur demander s’ils acceptaient sur le principe de faire un petit événement et en fait, on n’a pas eu besoin de leur demander parce qu’ils se sont proposés spontanément et ont proposé deux événements : Le premier ce matin qui consistait à remettre gratuitement des pommes d’amour aux personnels soignants, ce qui a été très apprécié mais aussi aux résidents de nos foyers logements. Le deuxième, c’est cette après-midi avec l’offre gratuite de barbapapa, pommes d’amour, peluches etc. et donc beaucoup de bonheur distribué à tout le monde. Alors, on en est là, on reste mobilisés, tout dépend maintenant de la Cour Administative d’Appel de Lyon. Il n’y aura pas de manège avant la décision de justice car on ne veut pas aller à l’épreuve de force. On reste légalistes, même si cela ne veut pas dire pour autant que l’on a baissé notre détermination, bien au contraire. On est convaincus nous, qu’une fête foraine, sur un espace aussi grand que la fête foraine de Chalon, peut-être organisée : avec des renforts de policiers municipaux qui veillent eux à ce que les gestes barrières soient respectés, avec un protocole super strict que les forains ont mis en place attraction par attraction. Par exemple, et je vous donne un seul exemple, même si chaque attraction à son protocole sanitaire, le public par exemple à l’entrée de l’attraction est testé s’il a de la fièvre ou pas ! Donc, que l’on nous dise où cela existe à ce point ! On voit bien que l’on va très loin dans la volonté de protéger mais de permettre quand même ! Je l’ai répété ces derniers jours, on est inquiets de la santé psychologique de la population et d‘ailleurs on voit des chiffres très alarmistes là-dessus […] Partant de tout cela, en disant que finalement, la santé sanitaire au centre épidémiologique du terme, c’est super important mais que la santé psychologique n’est pas moins importante, on essaie de créer des conditions pour que tout le monde puisse respirer un petit peu tout en ne favorisant pas la contamination ! Voilà c’est cela notre chemin étroit et évidement on sait que l’on est en bras de fer avec l’Etat mais on sait aussi que les forains ce sont bien mobilisés et cela, c’était l’essentiel. Ils continuent d’ailleurs leur combat aussi parce qu’ils sont bloqués par les ministères. Ils essaient par tous les moyens de se faire entendre. S’il y a quelque chose qui est sorti de cette fête et qui est intéressant pour eux, c’est que c’était une profession dont on parlait très peu parmi toutes celles qui n’ont pas le droit d’exercer aujourd’hui ! Cela ne veut pas dire pour autant que les autres n’ont pas de problème non plus mais médiatiquement, les forains, on n’en avait jamais trop parlé ! Là au moins, il y a eu un coup de projecteur sur eux et cela leur a fait du bien! ».

René Hayoun, Président de l’Union Intersyndicale des Entreprises Foraines de France nous confiait : « Cet événement est en rapport à la privation d’exercer que nous subissons ! En effet, depuis le 16 octobre 2020, les fêtes foraines sont stigmatisées par un décret, où dedans, l’article 51, stipule que les fêtes foraines sont interdites. Nous sommes la seule profession à ne pas pouvoir accueillir de public en air libre avec des protocoles sanitaires adaptés à la réception de notre clientèle au même titre que n’importe quel commerce. Aujourd’hui, Monsieur Gilles Platret a voulu que la fête foraine ait lieu dans sa commune et nous avons répondu présent parce que de toute façon c’est notre métier alors que le gouvernement lui, continue à interdire la fête foraine en France. On a beau expliqué que la fête foraine est un lieu de rencontre mais aussi un lieu de décompression par rapport à ce qui se passe à l’heure actuelle, rien y fait. On en a encore la preuve aujourd’hui et c’est ce qu’on a voulu prouver tout simplement par cette action : c’est que les enfants ont besoin de cela, besoin d’un moment festif, d’un moment de rêve et que dans l’état de dépression à l’heure actuelle dans laquelle la population se trouve et bien nous, on a essayé d’apporter un rayon de bonheur, un rayon de joie tout en respectant les règles sanitaires et les gestes barrières. Le message que l’on a, à faire passer, c’est que ces messieurs du gouvernement regardent les enfants aujourd’hui, qu’ils regardent les yeux des enfants, regardent les yeux de leurs parents et se disent aujourd’hui, qu’on n’a pas le droit de priver notre peuple d’aborder un moment de bonheur. Alors qu’ils nous laissent faire notre travail tout simplement et que la fête foraine continue et que le bonheur rayonne en France dans ces moments gris que l’on vit actuellement ! ».

Sur place on notait la présence de la Confrérie Gôniotique ,

Des reines de carnaval

Une attraction pour les tout petits,

D’un manège pour les plus grands,

De jeux gonflables,

Les peluches étaient distribuées,

Tout comme les barbapapa,

Les pommes d’amour…

Une petite animation Place de la cathédrale par la remise de confettis aux enfants.

J.P.B                          

 

 

 

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