Opinion

Stéphanie Modde en appelle au réalisme et à la sécurité sanitaire et économique des Bourguignons Franc-comtois.

Le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima-Daichii était endommagée par le tsunami qui a atteint les côtes japonaises. Un bilan terrible, une région entière interdite à la population, une centrale difficile à démanteler, l’eau du Pacifique polluée pour longtemps et un coût économique faramineux à la charge de la population japonaise…Après Three Mile Island ( (28 mars 1979) et Tchernoby (26 avril 1986) , c’est la troisième catastrophe nucléaire d’ampleur que nous supportons.

Le risque d’accident nucléaire est partout. Aucune centrale n’est à l’abri d’un
problème technique, d’une erreur humaine, d’un acte de terrorisme ou d’un
événement climatique. Surtout depuis que la question de la prolongation de la durée de vie des réacteurs  au delà de 40 années de fonctionnement se pose .

Alors à celles et ceux qui soutiennent le nucléaire comme le graal d’une énergie propre et décarbonée, nous leur rappelons que lutter à la fois contre le changement climatique et sécuriser les populations, c’est évidemment possible.  La transition énergétique vers un modèle « sans fossile ni fissile » implique une réorientation massive des investissements d’une filière extrêmement coûteuse vers l’isolation des bâtiments et les économies d’énergies et le développement de filières d’excellence autour de la décontamination, du démantèlement et des énergies renouvelables. 

Stéphanie Modde rappelle que « La Région Bourgogne Franche-Comté est exposée au risque nucléaire de part sa proximité avec la Centrale de Belleville dans le Cher et la Centrale du Bugey dans l’Ain. Notre responsabilité est de protéger les populations, en affrontant cette réalité et en arrêtant de nier cette évidence ».

Pour protéger l’emploi des personnes qui dépendent du nucléaire, et ils sont nombreux en Bourgogne-Franche-Comté, et protéger les populations environnantes, les écologistes proposent un contrat de Plan entre l’Etat et les Régions, avec en pilote la Région BOFC, pour maîtriser les techniques de démantèlement, de décontamination et de reconversion. 

Un contrat de plan qui ne saurait exister sans être assorti d’un volet social à la hauteur des enjeux, qui ouvre la discussion avec les travailleurs du nucléaire en leur proposant une reconversion professionnelle durable de qualité et notamment la reconversion dans le secteur des énergies renouvelables.

Stéphanie Modde, tête de liste régionale des écologistes et solidaires