En s'alliant avec Debout la France, Gilles Platret endosse le rôle de funambule

L'édito du jour d'info-chalon.com

Comme l'a révélé notre confrère infos-Dijon, Gilles Platret, tête de liste régionale LR a fait le choix de privilégier un accord avec Debout la France, alors que son concurrent Julien Odoul, chef de file du Rassemblement National reste en tête de toutes les intentions de vote. Un scénario qui ne dénote pas du score réalisé aux dernières régionales pour Sophie Montel, candidate du Front National qui s'était installée loin devant au soir du 1er tour, face à François Sauvadet et Marie-Guite Dufay. La suite, c'est dans un mouchoir de poche que l'élection de 2015 s'était jouée avec la victoire de  Marie-Guite Dufay avec 34,67 % des voix (32,89 % pour François Sauvadet et 32,44 % pour Sophie Montel). 

S'achemine-t-on vers un scénario identique en juin prochain ? Difficile de le prétendre mais nombre d'analystes s'accordent à dire, à l'image des résultats des municipales du printemps 2020, que la prime aux sortants devrait être de mise. Là encore, on est encore au stade de la prémonition. 

La "surprise" de la semaine est venue du camp de Gilles Platret qui a fait le choix de "s'acoquiner" avec Debout la France. Parti de Nicolas Dupont-Aignan, celui que Marine le Pen annonçait comme 1er Ministre en cas de victoire face à Emmanuel Macron en 2017. C'est dire que le choix fait par Gilles Platret devrait susciter à minima quelques interrogations chez ses alliés du centre-droit à l'image de François Sauvadet qui a réitéré son soutien au candidat LR ou plus localement en Saône et Loire, des candidatures comme celle de Gérald Gordat, qui avait rejoint en 2019, "la droite constructive AGIR", s'éloignant de facto de LR, classé trop à droite. 

C'est un vrai rôle de funambule, d'équilibriste que vient d'endosser Gilles Platret sur le jeu des alliances, un jeu dont chacun aura bien compris l'intention qu'est de venir glaner au passage une part de l'électorat qui classe systématiquement le candidat de la droite dure en tête du scrutin au soir du 1er tour en Bourgogne. Reste à savoir comment l'électorat de la droite "modérée" réagira avec le risque de le voir se réfugier dans les bras de la candidature de Denis Thuriot, candidat de la majorité présidentielle. 

Laurent Guillaumé

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