Jérôme Laronze : «4 ans déjà !»

Le 20 mai 2017, Jérôme Laronze, paysan éleveur de 37 ans était abattu à Sailly par un gendarme après un contrôle vétérinaire. 4 ans jour pour jour après les faits, un rassemblement était organisé devant le palais de justice de Chalon-sur-Saône ce jeudi après-midi pour exiger justice et vérité. Plus de détails avec Info Chalon.

Ce jeudi, à 16 heures 30, un rassemblement est organisé devant le palais de justice de Chalon-sur-Saône en hommage à Jérôme Laronze, à l'appel de l'association Justice et Vérité pour Jérôme Laronze, de la Section locale de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de la Confédération Paysanne, d'ATTAC Mâcon et du syndicat Solidaires.


Le 20 mai 2017, Jérôme Laronze, paysan en cavale, était abattu par un gendarme sur un chemin de Sailly, petite commune du Clunisois, de 3 balles, une sur le côté et deux dans le dos.


Ce dernier, qui protestait contre l'empilement des normes et démarches administratives sur les fermes, avait déjà subi en 3 ans plusieurs contrôles de la DDPP avec des gendarmes armés qui s'étaient mal passés, entraînant entre autres la mort de plusieurs de ses bovins...


4 ans donc jour pour jour après les faits, la procédure n'avance pas... même si l'instruction a enregistré les plaintes de la famille qui réclame toujours justice et vérité sur les circonstances de la mort de cet éleveur bovin de Trivy.


Notons que le 28 février 2020, le Tribunal Administratif (TA) de Dijon a déclaré que les contrôles vétérinaires subis par Jérôme en 2015 et 2016, «tous en présence des gendarmes étaient irréguliers et nuls, pour violation de son domicile et de ses droits fondamentaux... alors même qu’ils avaient fondé la condamnation pénale de l'éleveur», comme l'explique Michel Bouchet.


On apprend également le TA a aussi reconnu «les abus répétés commis contre Jérôme par des agents de l'État*, avec la complicité des gendarmes de Cluny, qui l'ont pourchassé pendant neuf jours et l’ont abattu».


«Jérôme Laronze a été victime de violences de la part d'agents de l’État, et non l’inverse!!!», lance ce dernier.


«4 ans c'est très long et nous sommes inquiets de la lenteur de l'instruction! De plus, les principaux actes d'enquête sont confiés à d'autres gendarmes, dont la neutralité est impossible! Toutes les victimes de violences policières dénoncent un cousinage malsain dans ces dossiers entre justice et police! Nous attendons un procès et un jugement, actes indispensables pour aider la famille à faire son deuil, comme pour l'idée même de justice!», poursuit-il avant de céder la parole à Rodolphe Meunier, éleveur laitier d'Ozenay venu lire un message de Cédric Vidal, porte-parole de la Confédération Paysanne.


Puis tour à tour, c'est Françoise Bouchet, présidente de la Section Creusotine de la LDH venue lire un message de Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l'Homme, Christian Celdran, membre de l'association Justice et Vérité pour Jérôme Laronze, et Christophe Jacquet, le beau-frère de Jérôme Laronze, qui ont pris la parole.


70 personnes étaient présentes dans ce rassemblement.

 

* La Direction départementale de la Protection des populations (DDPP) de Mâcon.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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