Chalon sur Saône

Rassemblement contre le pass sanitaire à Chalon-sur-Saône : plus de 200 manifestants mercredi soir

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 05 Août 2021 à 07h00

Réunis contre l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions, plus de 200 manifestants se sont donné rendez-vous sur la Place de Beaune ce mercredi à 20 heures, avant de se rendre à la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône. Plus de détails avec Info Chalon.

À l'appel de Solidaires 71, plus de 200 personnes se sont réunis sur la Place de Beaune «pour la défense des droits et des libertés» contre la loi du pass sanitaire, adoptée dans la nuit du 25 juillet, son extension, la vaccination obligatoire pour certaines professions et l'action du gouvernement.


Pour les manifestants, cette loi «détourne les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle», une situation jugée «extrêmement préoccupante».


Voulu comme une «veille citoyenne» par ses organisateurs, ce rassemblement hétéroclite a réuni des membres du Conseil National de la Nouvelle Résistance (CNNR), de la Section Chalonnaise de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de Réaction 19,  des Gilets Jaunes du Chalonnais, des antivaccins et de simples citoyens qui se sentaient concernés.


Avant de converger vers la sous-préfecture à travers les rues piétonnes, Pascal Poyen (Solidaires 71) donnait la parole à qui voulait s'exprimer sur le sujet, le temps de quelques discours. Parmi les intervenants, le Gilet Jaune Daniel Faivre ou encore Rosa Gutiérrez-Silva du CNNR, pour ne citer qu'eux.


Certains ont aussi évoqué les réformes des retraites et de l'assurance-chômage, d'autres en appelaient à la lumière ou à ne faire qu'un avec Gaïa, la Terre-Mère!


«Jusqu'à présent, le Code du Travail précise bien que seul un médecin du travail (...) est habilité à faire valoir une inaptitude temporaire ou définitive d'un salarié. Dans le cas qui nous préoccupe, c'est désormais les employeurs qui sont en droit d'exiger des salariés leur état de santé et sur la simple présomption qu'ils puissent être malades, acquièrent le droit de suspendre, de rompre ou de modifier  les termes du contrat qui les lie», dénonce Pierre Laine (Solidaires 71), «cela va dans le sens d'une brèche ouverte dans le droit du travail et légalise la discrimination dans l'emploi».


Les manifestants ont ensuite défilé dans les rues piétonnes au cri de «Pass sanitaire, dérive autoritaire» ou «Liberté».


Le cortège a emprunté la Grande Rue avant de tourner à droite, Rue du Châtelet, puis Rue au Change et pour finir, dans la rue Général Leclerc où est située la sous-préfecture.


L'occasion de prendre à nouveau la parole pour d'autres dont la coiffeuse Yvonne Desplaces, connue pour ses positions sur la question.


À l'issue de ces prises de parole, les organisateurs ont également annoncé qu'un rassemblement contre le pass sanitaire est prévu le samedi 7 août à 15 heures, sur la Place de Beaune.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati