Agglomération chalonnaise

Il y a des débouchés dans la Compagnie des Déboucheurs : l’aventure de Davy, ex-adjoint directeur dans la banque

Il y a des débouchés dans la Compagnie des Déboucheurs : l’aventure de Davy, ex-adjoint directeur dans la banque

Pour son premier jour dans sa nouvelle activité professionnelle, Info-chalon est allé rencontrer le San-Rémois Davis Cunha. Un peu de stress, un peu d’exaltation, le jeune homme de 36 ans relate l’aventure de sa reconversion pour ceux qui hésitent encore à sauter le pas.

Il y aura l’avant, le milieu et l’après : 3 temps qui rythment le parcours de Davy Cunha – dit Davy – et au-delà de son histoire, donnent toutes les infos et adresses utiles pour y parvenir. (Tous les liens utiles sont donnés en fin d’article).

L’avant : évolution d’une carrière dans la banque

« J’étais Directeur adjoint de 2 agences bancaires dans l’Autunois. » C’est par ces mots que débute le récit de Davy. Peu après ses études, avec en poche un DUT technique de commercialisation obtenu au Creusot et une année de Bachelor Bizness Management en Angleterre, Davy passera 13 années dans la banque, avec une évolution de carrière intéressante : attaché commercial, conseiller clientèle pour particuliers, puis pour les entreprises, jusqu’à ce poste d’adjoint directeur d’agence.

Le milieu : s’épanouir, oui ! mais comment ?

« Je ne m’épanouissais pas dans le métier de manager. J’ai eu des doutes dès le début, mais je me suis dit ‘Va jusqu’au bout de ta mission. »

Mais 6 ans de ce régime-là ne le convainquent pas.

« Ça devenait de plus en plus compliqué de supporter une pression insidieuse et que je me mettais aussi pour atteindre les objectifs. Il faut être convaincu soi-même pour motiver une équipe. Ma directrice et moi avions une vingtaine de collaborateurs. Je ne trouvais plus de sens à mon travail, comment aurais-je pu en donner à l’équipe ? Nous avions des relations plutôt d’ordre amical. J’en ai conclu que le management n’était pas fait pour moi. »

Une personne de mon entourage a fait un bilan de compétences et m’a dit tout le bien que ça lui avait apporté. J’ai résolu de faire le mien avec le CIBC (voir article_CIBC).

Le bilan de compétences mené avec une conseillère du CIBC a duré une vingtaine d’heures, étalé sur 3 mois. Il a été pris en charge dans le cadre CPF. Pour Davy Cunha, c’est le premier pas dans les démarches.

« C’est un travail sur soi dans lequel on doit s’investir. On met en rapport d’un côté ses attentes, ses besoins et de l’autre les compétences acquises antérieurement. Ça met en exergue le cadre de nos recherches. Pour ma part, ça pouvait s’énoncer en quelques points :

entreprendre/en franchise/artisanat (je ne voulais plus être assis 12 h/jour)/commercial (mes fonctions professionnelles avaient façonné cet aspect). »

Guidé par ce cadre, Davy se lance dans la consultation de sites spécialisés, dont l’Observatoire de la franchise (lien en fin d’article). Et c’est ainsi qu’il approche avec sa future profession.

Son employeur refusant la rupture conventionnelle, le CIBC le guide vers une autre issue : le Dispositif démissionnaire, créé, il a 2 ans. « Il permet, sous certaines conditions, de démissionner en bénéficiant d’une aide de retour à l’emploi. »

La Compagnie des déboucheurs

En reconversion professionnelle eux aussi, deux amis stéphanois ont créé, il y a 5 ans, un « métier intermédiaire ». D’un côté existent les assainisseurs (curage et vidage de grosses canalisations), de l’autre les plombiers, qui ne sont pas équipés précisément pour cet ouvrage. Entre les deux, les amis spécialisent un métier : les déboucheurs de canalisations.

Après avoir pris contact, Davy est invité, comme d’autres intéressés, à une réunion professionnelle au siège de l’entreprise, près de Saint-Étienne. Mais il veut en savoir plus : il contacte alors un déboucheur qui l’invite à l’accompagner une journée sur le terrain.

Aujourd’hui, jour n° 1, Davy concessionnaire franchisé de la Compagnie des Déboucheurs. La camionnette rose de la Compagnie, équipée de tout le matériel des déboucheurs l’attend sur sa cour, prête à intervenir sur son périmètre de Saône-et-Loire nord. « Je vais aller me présenter aux plombiers des environs, notre travail est complémentaire, on gère l’urgence, 365 jours/365. On travaillera avec les particuliers, les syndics, les régies immobilières, les communes pour leurs bâtiments, mais les plombiers seront nos prescripteurs principaux. »

« La franchise, explique Davy, est en croissance exponentielle. Il y a 60 déboucheurs affiliés, repartis sur la France avec un secteur défini. La Compagnie des déboucheurs vise à couvrir tout le territoire fin 2022. »

Par Nathalie DUNAND
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