Agglomération chalonnaise

Le S.O.S. d’une terrienne en détresse, en proie à l’endométriose et à son besoin contrarié d’enfant…

Le S.O.S. d’une terrienne en détresse, en proie à l’endométriose et à son besoin contrarié d’enfant…

Percluse de signes avant-coureurs et annonciateurs de quelque chose de guère réjouissant, « P. » a appris en fin de compte de source sûre qu’elle était assujettie à l’endométriose. Comble de malchance, la sentence implacable aura entraîné dans son sillage la double peine, étant donné son désir indétrônable de maternité et les complications qui en résultent. La quadrature du cercle…

Un coup d’assommoir

L’habitante de Chalon-sur-Saône a toujours eu cette sensation malplaisante d’épée de Damoclès au-dessus de la tête. » Depuis que je suis en âge d’être indisposée, je ressens chaque mois de très fortes douleurs accompagnées d’autres symptômes, tels que d’importants changements d’humeur, de fortes migraines, etc. Comme chaque jeune femme, j’en ai d’abord parlé à mon médecin généraliste, qui m’a bien évidemment dit : « Ce sont les symptômes, c’est ça d’être une femme… » Je savais au fond de moi que ces douleurs n’étaient pas normalement supportables, et j’ai toujours eu cette sorte de pressentiment qui me disait que quelque chose n’allait pas chez moi, qu’il y avait un problème. » Pour en avoir le cœur net  et tenter de démêler l’écheveau, « P. » franchit une autre étape en allant frapper à la porte d’un spécialiste. «En 2020, j’ai donc décidé de faire le point avec un gynécologue. C’était la première fois que je m’y rendais.

Après une brève explication de ma part et un examen, quelques minutes plus tard le verdict est tombé, de manière très brutale. Il a posé sa main sur mon bras, pour me « rassurer », puis m’a révélé : »Mme X, vous êtes atteinte d’endométriose. Vos trompes sont déjà pas mal touchées, vous ne pourrez pas avoir d’enfants.» Par la suite, j’ai consulté d’autres spécialistes à Chalon et à Beaune pour être mieux guidée, mais à compter du 5 mars ma vision des choses et mon état mental ont complètement changé…Quand, depuis toute jeune, le plus grand but de votre vie est de devenir maman et que l’on vous annonce, à vingt ans à peine et de manière aussi froide que ce ne sera jamais le cas, vous avez le sentiment que tout s’écroule autour de  vous, et que plus rien n’a de sens. » Les bras lui en sont tombés. Cataclysme intérieur. L’anéantissement.

Pas de renoncement, mais un sursaut méritoire, et une avancée salutaire

Consécutivement à cet « uppercut » ô combien désorientant, « P. », bouleversée,  est restée dans creux de la  vague, grignotée par un flou artistique. « A ce moment-là cette maladie était très peu connue, même encore aujourd’hui d’ailleurs…et j’ai eu beaucoup de mal à accepter cette réalité. Je n’ai donc pas pris contact avec d’autres femmes touchées par cette maladie, et je n’ai pas immédiatement trouvé de structure médicale adaptée. » Que s’est-il passé entre la détermination de l’affection et maintenant ? « Durant les deux années qui se sont écoulées, j’ai dû d’abord faire un gros travail sur moi-même, sur mon état d’esprit. Les médecins m’ont également fait essayer des traitements faisant l’effet d’une ménopause artificielle. Je n’ai pas pu le supporter, ni moralement, ni physiquement, à cause de trop gros effets secondaires : dérèglement hormonal entraînant des sautes d’humeur, chutes importantes de cheveux, de poids, mais aussi d’autres désagréments d’une ménopause lambda. Je réalise parfois des dessins pour extérioriser mes émotions.» Il va de soi que les maux endurés sont très pénalisants journellement, et qu’elle aurait pu ne jamais se remettre de ce funeste châtiment. C’est mal la connaître.

«Actuellement ma vie quotidienne est tournée en direction de cette maladie. Nous cohabitons dans le même corps, et donc je dois faire en fonction d’elle. Les crises de douleur, survenant à n’importe quel moment, et dont je ne connais pas la durée, m’empêchent certains jours de sortir, d’aller au travail ou même de marcher…ce qui est d’autant plus délicat pour être comprise ou même crédible auprès de certaines personnes de mon entourage, car cette maladie ne se voit pas… » Nonobstant ces pièges rédhibitoires, le déclic se produit à bon escient. «J’ai pendant un bon moment baissé les bras, puis un jour mon frère m’a dit : »La parole d’un médecin n’est pas la volonté de Dieu. Cette phrase et la religion m’aident beaucoup. J’ai donc retrouvé de la force et j’essaie maintenant de garder espoir et de mettre toutes les chances de mon côté. Je me dis que je veux tout essayer, pour ne pas avoir de regrets. »

Si vous vous sentez en mesure d’aiguiller la quémandeuse…

Sa plus profonde aspiration flotte toujours, non loin de la surface. «Mon vœu le plus cher est bien évidemment de pouvoir donner la vie, d’avoir l’opportunité d’être maman. J’ai de plus la chance d’être soutenue tout particulièrement par ma maman, prête à me suivre dans ce combat », allègue-t-elle. Sa quête du bonheur intrinsèque est semée d’embûches. « Malgré quelques recherches personnelles sur les FIV (fécondation in vitro NDLR) et la PMA (procréation médicalement assistée), j’ai certaines difficultés pour savoir où me tourner. On m’a parlé de la PMA dans d’autres pays, vu qu’en France cela n’est pas autorisé dans mon cas. Malheureusement mes recherches sont restées vaines : pays trop éloigné, tarif trop élevé, manque de renseignements…Le temps jouant en ma défaveur, j’espère trouver des réponses, ou même des conseils afin de me diriger, ou de me faciliter ces démarches. » Y aurait-il des âmes compatissantes et compréhensives qui ont parfaitement appréhendé la lourde charge traînée par « P. », et posséderaient de surcroît des arguments dignes de foi pour lui venir en aide ? Prière alors de s’adresser à votre serviteur à l’adresse figurant peu après, lequel lui fera suivre votre courriel.

 

                                                                                                          Michel Poiriault

                                                                                                           poiriault.michel@wanadoo.fr