Politique

Retour sur la réunion de lancement d'Horizons, le parti d'Édouard Philippe, à Chalon-sur-Saône

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 22 Octobre 2022 à 05h00

Retour sur la  réunion de lancement d'Horizons, le parti d'Édouard Philippe, à Chalon-sur-Saône

Benjamin Gauthey, délégué municipal du mouvement, et Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, ont réuni jeudi soir les militants et sympathisants d'Horizons, pour la première fois à Chalon-sur-Saône, avec comme invitée spéciale, Bérangère Abba, ex-secrétaire d'État chargée de la Biodiversité. Plus de détails avec Info Chalon.

Ce jeudi 21 octobre 2022 à 19 heures, une cinquantaine de militants et sympathisants d'Horizons ont été réunis par Benjamin Gauthey, délégué municipal du mouvement, et Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, dans une salle privatisée de La Cathé pour le lancement à Chalon-sur-Saône du parti fondé par l'ancien premier ministre Édouard Philippe, aujourd'hui maire du Havre.

Pour l'heure, Horizons, c'est 500 comités municipaux en France, près de 400 maire, plus de 20 000 adhérents et un groupe de 30 députés à l'Assemblée nationale.

Le but de cette réunion de lancement pour le parti est de tisser son réseau à Chalon-sur-Saône, ville considérée comme «la plus importante du département» par Benjamin Gauthey, 32 ans, cadre dans le secteur public natif du Creusot, qui se décrit comme «un enfant de Saône-et-Loire, un enfant du pays».

... avant la constitution prochaine d'un comité local.

Le délégué municipal d'Horizons a rappelé son «attachement viscéral» à notre ville «pour son art de vivre et ce qui fait sa beauté : ses rues commerçantes, son histoire, le festival de Chalon dans la Rue qui fait rayonner la ville, (sa) passion pour le basket».

Ce dernier a également tenu à saluer «la qualité du travail mené» par l'ancien maire de Chalon-sur-Saône», Dominique Perben.

«Cette ville à taille humaine est un fabuleux laboratoire pour y mener des politiques publiques audacieuses. L'espace d'une place pour un parti de droite étant grande à Chalon-sur-Saône», poursuit Benjamin Gauthey.

Car, oui, Horizons se présente comme un parti de droite, «humaniste et social».

«Notre parti est indépendant, libre mais loyal.  Libre et indépendant car nous n'avons qu'un chef, Édouard Philippe. Mais loyal au président de la République, Emmanuel Macron, dont Édouard Philippe a été le premier ministre de 2017 à 2020», explique-t-il.

«Nous avons la volonté de structurer le parti ici à Chalon mais plus globalement en Saône-et-Loire. J'invite toutes les personnes qui veulent réfléchir à l'avenir de notre ville et du pays à s'engager chez Horizons. Croyant en la stature d'Édouard Philippe pour redonner espoir en la politique et à mobiliser. (...) Ma proximité avec les cadres du parti sont un gage de transmission des idées entre Chalon et Paris», ajoute ce dernier.

Le délégué municipal explique que des réunions autour d'experts à rayonnement national, seront organisées à Chalon-sur-Saône et des groupes de travail se mettront en place pour faire émerger des idées venues directement du terrain

Celui-ci a été dithyrambique concernant son chef de parti dont il a rappelé le bilan à Matignon (dédoublement des classes de CP CE1 dans les zones d'éducation prioritaires, fin du statut des cheminots pour les nouveaux entrants, ordonnances pour réformer le Code du travail, ...).

Il a aussi présenté les valeurs d'Horizons :
•  la liberté, «valeur cardinale de la République, liberté d'entreprendre, liberté de croire ou ne pas croire avec un attachement viscéral à la laïcité, liberté de s'exprimer, de débattre dans un climat pourtant tourné vers le politiquement correct».
•  l'ordre, «l'ordre dans la rue avec une police et une justices fortes, où l'autorité publique est restaurée et la loi appliquée sans faire de ce sujet un sujet de veine polémique... Bien faire appliquer la loi, qui, sur le papier est pourtant ferme. Mais la faire vraiment s'appliquer».

Benjamin a rappelé que l'ancien premier ministre «Édouard Philippe a une vision républicaine de nos institutions et se garde bien de juger la justice mais propose d'allouer plus de moyens humains et matériel pour que les instructions soient plus rapidement traitées».

Il ajoute aussi «l'ordre aussi dans les comptes publics pour rester souverains».

• une véritable ambition écologique, «une ambition sous l'angle du progrès». 

Le délégué municipal d'Horizons nous explique que le parti est pour la promotion du nucléaire.

«Ici en Saône-et-Loire ça nous parle, avec le pôle de compétitivité nucléaire et nos usines spécialisées, porteur d'emplois locaux. Le nucléaire permet une production massive, continue avec un coût maîtrisé et permet une indépendance dans un par rapport à d'autres états. Il faut porter une attention particulière à la sécurité nucléaire. Fermer les anciennes et construire de nouvelles. Être aussi pour le déploiement des énergies renouvelables. L'énergie la plus vertueuse étant celle qu'on peut éviter de produire (grâce notamment à la rénovation des bâtiments)», précise-t-il.

• l'éducation «comme mère des batailles qui guide la capacité de la France à innover, à former des citoyens éclairés, à lutter contre les préjugés et permet des avancées dans l'égalité hommes femmes».

«J'attache une place phare à la culture sur les territoires pour garantir le vivre ensemble, faire corps», ajoute ce référent local du parti.

En conclusion, le délégué municipal d'Horizons dit vouloir «regarder avec lucidité et sans angélisme l'état de la France. Être optimiste, "voir loin pour faire bien" comme le veut le slogan de notre parti. Avoir une vision apaisée de la République pour redonner au débat public de la hauteur et l'envie aux citoyens de s'engager». 

À ses côtés, Marie-Claude Jarrot, premier maire à rallier le parti d'Édouard Philippe en Saône-et-Loire, également présidente du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), établissement public tourné vers l’appui aux politiques publiques, placé sous la double tutelle du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère de la cohésion des territoires, et suppléante de Louis Margueritte, le député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire.

«Nous formons le couple idéal : un député Renaissance et une suppléante Horizons», explique-t-elle.

Pour le maire de Montceau-les-Mines, pas de regrets, «il fallait faire place nette, il fallait gagner la circonscription» avant d'insister sur le côté pragmatique du parti dont l'un des cheval de bataille est l'ancrage local.

«Je me sens très bien dans ce parti, celui d'une droite pragmatique et qui répond à la continuité dans l'engagement au service des autres. (...) c'est aussi savoir s'entourer et s'informer largement», insiste cette dernière.

«Nombreux sont les maires de Saône-et-Loire qui me questionnent pour rejoindre Horizons», ajoute-t-elle.

Puis ce fut le tour de Claude Cannet, 2ème vice-présidente du Conseil départemental de Saône-et-Loire, élue à Mâcon et à l'agglomération de Mâcon, aussi déléguée municipale d'Horizons à Mâcon, de prendre la parole. 

«Nous l'avons vu (Ndlr : Édouard Philippe) à la manœuvre, il est temps de redonner de la grandeur à notre pays», souligne-t-elle avant de céder la parole à Bérangère Abba, déléguée générale du parti Horizons en charge de l'animation territoriale, ancienne secrétaire d État chargée de la Biodiversité (2020-2022) et ancienne députée de Haute-Marne. 

Chalon-sur-Saône, elle connaît bien. Dans sa prime jeunesse, elle a travaillé pendant vingt ans dans le spectacle vivant et a participé au festival Chalon dans la Rue.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati