Cinéma

219 personnes au Mégarama Chalon pour la soirée ciné-débat autour du film «Inchallah un fils»

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 22 Mars 2024 à 06h00

219 personnes au Mégarama Chalon pour la soirée ciné-débat autour du film «Inchallah un fils»

Une soirée avec la scénariste et les producteurs du film en invités. Plus de détails avec Info Chalon.

Jeudi 21 mars à 19 heures 30, l'association Chalonnaise pour le cinéma La Bobine donnait rendez-vous au Mégarama pour une  soirée ciné-débat autour de «Inchallah un fils», un premier film de rage et d'espoir, de combat d'une femme dans un monde d'hommes et d'indignation d'un système injuste.

Inspiré de l'histoire d’une parente proche du réalisateur jordanien Amjad Al Rasheed pour porter à l'écran le combat de toute une génération, ce film narre la descente aux enfers abyssale de Nawal, une femme, dans une société patriarcale. Les lois sont faites par les hommes pour les hommes. Comme elle est veuve et mère d'une fille et non d'un garçon, la maigre succession de son mari doit être partagée avec sa belle-famille.

Nawal subit des pressions de toutes parts. Elle risque de perdre son logement et la garde de sa fille. Son beau-frère veut récupérer le pick-up de son mari et la moitié de l'appartement. Haithan Omari incarne parfaitement les contradictions de son personnage, Rufqi, qui voit dans la mort de son frère un moyen d'améliorer sa situation familiale précaire. Pour lui, il est de son bon droit de revendiquer cet argent, car il a la loi et la morale pour lui.

Le réalisateur montre très bien l'instrumentalisation de la religion à des fins personnelles. Nawal, incarnée magistralement par une Mouna Hawa combative, à la fois fragile et déterminée, se meut dans un monde d'hommes. Elle se bat avec ses propres moyens, sans attendre une aide qui ne viendrait jamais. Elle se bat aussi pour que sa fille ne subisse pas le même calvaire. 

219 personnes ont répondu présent à cette projection était suivie d'un débat avec la scénariste Delphine Agut et les producteurs Raphaël Alexandre et Nicolas Leprêtre.

(Photos gracieusement fournies par Chantal Thévenot)

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati