Chalon sur Saône

Modélisme naval : la flotte d’Armel Balivet s’agrandit

Bien connu dans le milieu des maquettistes navals de la région, Armel Balivet s’est lancé dans le sillage des remorqueurs américains de l’après-guerre.

A 57 ans Armel Balivet continue à satisfaire sa passion : le modélisme naval. L’agent du patrimoine de la bibliothèque municipale de Chalon vient de construire un nouveau bateau. La réplique au 1/35e d’un remorqueur du port de New-York des années cinquante. D’une longueur de 75 cm, le bateau est doté d’un moteur électrique alimenté par une batterie de 7,2 V. Il est également pourvu d’un générateur de fumée. « Quand je le fais naviguer, je peux faire sortir de la vapeur de la cheminée comme sur les vrais il y a soixante-dix ans » précise le maquettiste chalonnais. « Je suis parti d’un plan MRB » ajoute celui-ci. Autrement dit, d’un plan tiré de la revue Modèle Réduit Bateau. « Et j’ai mis deux ans pour le réaliser... Mais ne me demandez pas combien cela fait d’heures de travail, je ne pourrais pas vous le dire... En tout cas beaucoup... » poursuit Armel Balivet. 


A la recherche des personnages


Même s’il a déjà fait ses premières sorties sur l’eau le remorqueur, qui porte le nom de « Mary A », n’est pas totalement achevé. Il manque en effet les personnages pour faire plus vrai. Et le spécialiste d’expliquer « Nous, les maquettistes navals, nous sommes un peu les parents pauvres, il est plus difficile de trouver les accessoires ». A cet effet, Armel Balivet s’est rendu au Salon du modélisme et de la maquette de Talant, programmé fin octobre. Sans succès. Dans quelques jours il va retourner dans la banlieue dijonnaise au 7e Salon du modélisme de Saint-Apollinaire, avec l’espoir de découvrir cette fois-ci les personnages tant recherchés.


Et quand tout sera terminé le bateau sera baptisé. On ne fracassera pas une bouteille de champagne sur la coque du remorqueur mais on boira un coup en présence de sa marraine. C’est une tradition... 
La première manifestation dans le Chalonnais où le bateau sera exposé sera le rassemblement régional du Club Modélisme Naval Châtenoyen à l’Etang Chaumont dans le courant de l’été 2020.


Après avoir vu « le Clem »...


La passion d’Armel Balivet pour le modélisme naval ne date pas d’hier. Mais très exactement de quarante-trois ans. Du jour où, en vacances chez un oncle, chef mécanicien de la Marine Nationale, il a vu le porte-avions Clémenceau, aujourd’hui démantelé, parader dans la rade de Toulon. Il avait 14 ans et cela a été un véritable coup de foudre... D’autant plus qu’il a toujours été doué pour le travail manuel et que dès sa plus tendre enfance il a réalisé toutes sortes de maquettes plastiques. Des bateaux bien évidemment mais aussi des avions et des hélicoptères. Armel Balivet se souvient ainsi avoir fait voguer des petits bateaux en bois dans le lavoir de la ferme de ses grands-parents paternels, dans le Morvan.


La passion avec un grand P 


Mais ce n’est vraiment qu’à la fin du siècle dernier que la passion a commencé à s’écrire avec un grand P... Le temps pour l’employé de la bibliothèque municipale d’aménager un atelier au fond du garage du pavillon bâti quelques années plus tôt dans le quartier des Clairs-Logis. La première réalisation a été un langoustier de Camaret en 1998. Sa première maquette en bois. Une maquette encore statique. Il a fallu encore attendre trois ans pour découvrir en 2001 le premier bateau naviguant, le « Boulogne- Etaples », un chalutier de pêche arrière. Puis suivirent un chalutier espagnol en 2007, une barge ostréicole en 2008, avant un Zodiac en carton en 2011. 
Comme on peut le constater Armel Balivet a fait des pauses dans son parcours de maquettiste. « Cela demande un investissement en temps mais aussi un investissement intellectuel... Et puis cela représente également un coût financier » confie ce passionné, qui n’est pas prêt d’arrêter, d’autant plus que dans quelques années va sonner l’heure de la retraite.

Gabriel-Henri THEULOT

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