Chalon sur Saône

POLEMIQUE AMIANTE VERALLIA CHALON - La CGT affiche les résultats et réclame la levée de toutes les sanctions contre leurs délégués syndicaux

Le bras de fer continue sur le site de Chalon sur Saône. Et ce ne sont pas les derniers résultats communiqués par la direction de Verallia qui vont apaiser la situation. Les explications d'info-chalon.com.

C'est Patrick Girard, représentant du personnel CGT et élu CSE qui est monté au créneau ce jeudi, sur le dossier de l'amiante sur le site Verallia. Après la publication des premiers résultats d'analyses commandées par les trois organisations syndicales, la direction et l'Inspection du travail, "la CGT avait raison. Deux échantillons sur les 10 prélèvements révèlent la présence de poussières d'amiante de type chrysotile, l'un au-dessus d'une armoire électrique et l'autre sur un plancher feeder" souligne Patrick Girard. "Il n'y a donc plus aucun doute à avoir, il y a bien une présence d'amiante au four 1 et la preuve a été fournie par la direction". 

Même si les résultats d'analyse d'air sont encore inconnus puisqu'ils devront donner leur premier verdict à la fin du mois, les représentants du personnel appellent la direction "à ouvrir dès maintenant une dialogue pour trouver des solutions dès maintenant au risque amiante qui est avéré".  Une victoire quelque peu amère pour les délégués CGT dont plusieurs d'entre eux sont  au coeur d'une procédure de licenciement, suite au déclenchement du droit d'alerte dont info-chalon.com s'était fait l'écho. 

Les représentants du personnel ont profité de l'occasion pour dénoncer les signaux donnés par la direction, les qualifiant "d'acharnements contre les représentants du personnel", "des sanctions disproportionnées pour tenter de mater tout rébellion". 

Au regard des premiers résultats d'analyse, il est demandé la mise en place d'un "principe de précaution" et de "tout mettre en oeuvre afin de garantir aux salariés de bonnes conditions de travail". Le CSE extraordinaire du 21 janvier s'est prononcé à bulletin secret contre le licenciement de deux des trois lanceurs d'alerte, mais le troisième est convoqué à un deuxième entretien disciplinaire en vue de son licenciement. Patrick Girard a dénoncé au passage "l"heure à laquelle les conclusions de ces premières analyses ont été rendues. Le CSE s'est terminé à 19H30 et les conclusions ont été adressées à 21h37 le 21 janvier alors que le rapport date du 16 janvier". 

Tant que les sanctions contre les représentants du personnel ne seront pas levées, c'est une demi-heure de grève  chaque jour qui est menée par les salariés grévistes. 

Même si les analyses d'air devaient corroborer des seuils inférieurs au seuil légal, la seule existence de ces poussières d'amiante suffit à poser de sérieuses interrogations. 

Laurent Guillaumé 

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