Chalon sur Saône

Michel Jonasz tout en somptuosité avec Jean-Yves d'Angelo pour le bien commun à Chalon

Le duo ô combien complice Michel Jonasz-Jean-Yves d’Angelo était attendu au coin du bois de la salle Marcel-Sembat à Chalon-sur-Saône par un public de connaisseurs converti en chorale ce vendredi soir. Et à l’instant t surveillé comme le lait sur le feu en entrant en religion selon la liturgie convenable. Ce climat fusionnel ne pouvait donner lieu qu’à un monceau d’émotions partagées, puisées au plus profond de tout adulateur qui se respecte.

Des succès perpétuellement vigoureux

Cela fait déjà plus d’un demi-siècle que Mister Swing s’ingénie à lâcher la bride au support jazzy afin de sa voix chaude, enveloppante et passeuse de sentiments dignes de ce nom, décerner à la variété française des lettres de noblesse réitérées à de multiples reprises. En la circonstance n’a-t-il pas évolué avec son orchestre, mais uniquement avec son alter ego Jean-Yves d’Angelo pour un spectacle piano-voix dont l’origine remonte à presque sept ans. Cette ambiance intimiste à l’élégance raffinée, aux ondulations toutes de velours, aura conduit à une configuration extatique, l’instrument à cordes se voulant bien davantage que l’épaule compatissante par son côté subjuguant. Car lors de ce tour de chant si les chansons bouleversent, tourneboulent, voire deviennent carrément larmoyantes en raison de leur puissance de feu pointée sur l’affect, blues aidant, Michel Jonasz ne se départit jamais d’un humour irrésistible, et même à l’occasion d’une autodérision dédramatisant davantage la maussaderie envahissante de tel ou tel titre. Certains offrent leur corps à la science, l’auteur-compositeur-interprète et infatigable narrateur, lui, a légué depuis des lustres son âme aux dieux musique et chant, au profit de morceaux d’anthologie toujours prêts à ressortir leur arsenal de choses indéfinissables, prenant toutefois terriblement aux tripes. La connivence entre les deux artistes a sauté aux yeux et paré de leurs plus beaux atours les grands classiques du répertoire de l’un des monstres sacrés de la chanson française. Avec qui plus est des valeurs interchangeables aux moments opportuns : Michel au piano ou au mélodica, le pianiste Jean-Yves au chant ou à la guitare.  « Lucille», « La famille », « La boîte de jazz », Super Nana », « Dites-moi », « « Les vacances au bord de la mer », « En v’là du slow en v’là », « Joueurs de blues », «Je voulais te dire que je t’attends »…Un égrainage très significatif de tubes retentissants. Un peu ? Absolument pas. Beaucoup ? Affirmatif. Passionnément ? Oui, sans conteste.  A la folie ? Nullement impossible…Pour sûr, les passions ont été attisées, et c’est tout à l’honneur de ces deux artistes complémentaires à l’efficience éprouvée, sur la même longueur d’onde.   

                                                                                                     Michel Poiriault

                                                                                                    [email protected]    

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