Chalon sur Saône

A l'hôpital William Morey, trois des quatre organisations syndicales décident d'un boycott de toutes les instances participatives

Trop c'est trop pour les représentants du personnel, CGT, Fo et CFE-CGE. Aux dernières élections, ils représentaient à eux trois 90 % des membres du personnel qui s'étaient exprimés. Ils dénoncent l'inaction de la direction au sein du CHSCT. Les explications d'info-chalon.com.

Pas une semaine ne passe sans que le ton monte au sein de l'hôpital public de Chalon sur Saône. Les représentants du personnel, réunis pour la première fois, pour une conférence de presse, en présence de la CFE-CGC/Acteurs Santé, ont dénoncé "le mutisme de la directrice" et son "inaction". 

Deux tentatives de suicide au sein de l'établissement en 2018 notamment sont au coeur d'un déclenchement d'une procédure administrative. Une procédure qui permet conformément à la loi, aux syndicats de mener des enquêtes et d'auditionner l'ensemble des acteurs. Des enquêtes qui se veulent purement consultatives en vue d'une prise de décision administrative. Pour les syndicats, "on a déjà convoqué 13 CHSCT, un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail une institution représentative du personnel au sein de l'hôpital, alors que la moyenne habituelle pour un tel établissement est de 5". Un chiffre qui a lui seul pour les organisations syndicales suffit à démontrer le mal-être grandissant en terme de gestions des personnels hospitaliers. 

"la confiance est cassée"

A l'unanimité, les représentants du personnel dénoncent "l'inertie de la direction", "l'absence de réponses à toutes nos sollicitations alors même que l'inspection du travail soutient notre démarche face aux risques psycho-sociaux grandissants". 

"La directrice voulait reprendre la main sur l'hôpital en reprenant la présidence du CHSCT de l'établissement, c'est ce qui c'est passé depuis le mois de juillet. Mais finalement quelle différence constate-t-on depuis ? On n'avance pas". 

"Elle doit bien intégrer que pénalement, elle est responsable de tout ce qui pourra se passer sur l'établissement et ne pourra se cacher derrière très longtemps" déplorent les représentants du personnel. 

"Trois enquêtes en 2019... et la dernière remontait à 2016"

Toujours pour corroborer l'idée d'une situation sociale qui se dégrade, les représentants du perosnnel sortent les chiffres et mentionnent les trois enquêtes du CHSCT réalisées au cours de l'année, "c'est du jamais vu dans l'établissement. La dernière enquête remontait à 2016". 

"Boycott des instances"

Même si ils savent que leur boycott risque d'être un coup d'épée dans l'eau, les représentants du personnel, CGT, Fo, CFE-CGC ont décidé de ne plus participer aux CTE, CHSCT, CME, au total près de six instances de l'établissement. "On nous parle de dialogue sociale, mais on est sans cesse en attente de réponse. De nombreuses questions sont sans réponses à l'images de celles portant sur la qualité de vie au travail".

Des propos que la direction réfute, considérant que la Directrice qui dirige également le Groupement Hospitalier de Territoire, à savoir quasi la moitié nord du département de Saône et Loire, doit faire face à de nombreuses sollicitations. En attendant, ce boycott ne vient que rajouter une épaisseur à une situation sociale déjà très tendue sur l'hôpital de Chalon sur Saône.

Laurent Guillaumé 

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