Chalon sur Saône

Mariage et divorce se sont pavanés à Chalon pour le meilleur...et pour le rire

Tandis qu’à la Saint-Valentin on fourmille d’idées afin que ce jour béni des dieux pour qui se moque comme de l’an quarante de son caractère commercial et consumériste, en ce vendredi 14 février, salle Marcel-Sembat à Chalon-sur-Saône on a carrément pris le contre-pied de cette entreprise louable dans l’absolu. En tapant à bras raccourcis sur cette vénérable institution qu’est le mariage, et son corollaire lorsque rien ne va plus, le divorce, sur le papier diamétralement opposés…

Une excellente décrispation

Romain et Sophie ont rompu le contrat qui les liait, et les démarches administratives ne coulent pas de source. Quand survient à l’improviste Micheline, la maman du garçon, laquelle rentre d’un voyage de noces en Afrique avec Monsieur Burlot, le patron de Sophie, il convient de ne pas froisser sa susceptibilité, et donc de ne révéler en aucun cas la séparation. Question de principe, car chez les Dupuy-Montbrun le divorce est une véritable hérésie !  

En 2010 naissait la comédie «Le mariage nuit gravement à la santé », une pièce qui a été en vogue au point d’enfanter une suite : »Le mariage nuit gravement à la santé…et le divorce aussi ! », écrite par Elodie Wallace et Rui Silva. Toujours dans le même ordre d’idées, mais avec davantage de piquant du coup, en démystifiant l’union sacrée entre deux êtres mutuellement attirés. Doués d’un sens de l’humour inébranlable, ou (et)  pour se rendre compte de visu de la casse circonstancielle engendrée  ainsi que de ses dommages collatéraux, les spectateurs n’ont pas eu à se coltiner un round d’observation, en vertu d’un déroulement des choses mené à un train d’enfer, avec les composantes inhérentes au genre risible. Comportements outranciers avec un langage parfois cru, changements de tenue confinant à l’excentricité, malentendus, relations tumultueuses réglées comme du papier à musique, cocuage, amants d’opérette, faux-fuyants de pacotille, dialogue kafkaïen, femmes enceintes par quel miracle ?, pointe d’exotisme, Michel Sardou en chanteur adulé…Tout était prétexte aux retournements de situation, et à faire prendre à longueur de temps des vessies pour des lanternes. Affamé de faits divers et de règlements de comptes, le public a mordu à l’hameçon et ri tant et plus devant ces ingénieuses interprétations souvent  parées de mauvaise foi ! Dans ces conditions à l’avenir les divergences d’opinions n’auront qu’à bien se tenir !

                                                                                                         Michel Poiriault

                                                                                                         [email protected]

                                 

 

 

 

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