Chalon sur Saône

Hommage aux combattants Morts pour la France pendant la guerre de Corée au Cimetière de l'Est

À la demande de l'Association Nationale des anciens et amis des Forces françaises de l'ONU en Corée, ce vendredi après-midi, le Souvenir Français déposait une gerbe sur la tombe de l'adjudant-chef Gabriel Flagey, natif de Chalon-sur-Saône et tombé au Champ d'Honneur, le 14 septembre 1951 dans le secteur de la vallée coréenne de Pia-ri, lors de la bataille de Crèvecœur. Plus de détails avec Info Chalon.

Ce vendredi 16 octobre, à 17 heures, au Cimetière de l'Est (Montée des Capucins), à Chalon-sur-Saône, Le Souvenir Français souhaitait rendre hommage aux 268 combattants français morts lors de la Guerre de Corée (1950-1953), à la demande de l'Association Nationale des anciens et amis des Forces françaises de l'ONU en Corée.

 

Il y a 70 ans, débutait la Guerre de Corée...


Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la Corée, qui avait été annexée par l'Empire du Japon à la suite d'un traité humiliant en 1910, est occupée par les Soviétiques au Nord et par les Américains au Sud. En 1948, naissent officiellement, de part et d'autre du 38ème parallèle, deux états distincts et bientôt rivaux : la Corée du Nord, communiste, de Kim Il-sung et la Corée du Sud de Syngman Rhee, soutenue par les États-Unis.


Le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes, désireuses d'unifier la péninsule, envahissent la Corée du Sud. Les États-Unis, profitant du boycott de l'O.N.U. par l'Union Soviétique, obtiennent du Conseil de sécurité l'intervention d'un contingent international, qui est en fait majoritairement composé de soldats américains et dirigé par le Général Douglas MacArthur.


La contre-offensive américaine, à partir de septembre 1950, repousse la Corée du Nord à l'intérieur de ses frontières, ce qui entraîne l'intervention de la République populaire de Chine, dirigée par Mao Zedong, en octobre 1950.


Les États-Unis, ayant renoncé à l'utilisation de l'arme atomique contre la Chine, et ce malgré l'avis de MacArthur, le front se stabilise au printemps de 1951. Après deux ans de négociations, un armistice est signé le 27 juillet 1953, à Panmunjom, celui-ci fixe une nouvelle ligne de démarcation proche du 38ème parallèle et entérine peu ou prou la situation initiale.


L'armistice ne mit pas fin aux incidents de frontières et les tensions restent vives entre les deux Corées.


Jusqu'à nos jours, aucun traité de paix n'a été signé.

 

Parmi les 268 Français tombés au Champ d'Honneur, un Chalonnais...


«Dans l'histoire de la France, la guerre de Corée occupe peu de place. Dans l'histoire du monde, elle est essentielle», déclare Jean-Claude Joly, président du Souvenir Français, devant la tombe de l'adjudant-chef Gabriel Joly, qui a trouvé la mort, le 14 septembre 1951, pendant la Bataille de Crèvecœur (ou Bataille de Wendengli), dans le secteur de la vallée de Pia-ri.


«Les combattants français qui s'y sont illustrés, en particulier à Wonju, à Twin-Tunnels, à Chipyong-Ni, aux combats de la Côte 1037, à la Bataille de Crèvecœur, aux combats du T-Bone, à la Bataille d'Arrowhead et aux combats du secteur de Song-Kok, méritent mieux que notre oubli et que notre silence. Ils sont "Morts pour la France", comme meurent, aujourd'hui, les combattants des opérations extérieures. Ils sont morts parce que la France ne peut pas se replier sur elle-même, parce que le monde est, hier comme aujourd'hui, complexe et que notre Nation doit impérativement demeurer un des gardiens de sa stabilité», poursuit le président de l'antenne locale du Souvenir Français lisant le message du contrôleur général des armées, Serge Barcellini, président général du Souvenir Français.


À ses côtés, figurait Serge Rosinoff, conseiller municipal chargé de mission Mémoire et monde patriotique.


Le président de cette association créée en 1887 et qui garde le souvenir des soldats morts pour la France par l'entretien de leurs tombes et de monuments commémoratifs, continue : «Ce 70ème anniversaire doit nous rappeler que des hommes ont fusionné leur destin individuel dans celui collectif d'une guerre où se jouait le sort de l'humanité. En rendant hommage, aujourd'hui, à Flagey Gabriel, nous témoignons de notre volonté d'enraciner la mémoire de ces combattants qui combattirent pour notre liberté».


Ensuite, Jean-Claude Joly lu un message du président de l'Association Nationale des anciens et amis des Forces françaises de l'ONU en Corée, Patrick Beaudouin : «Cette opération voulue dans le cadre du 70ème anniversaire du déclenchement de la guerre de Corée, se veut être un hommage national à tous ces héros qui ont versé leur sang pour que vive la liberté en Corée du Sud. 70 ans après,voilà qu'enfin la Nation rend hommage aux 224 volontaires inhumés sur le sol français et aux 44 volontaires inhumés au sein du cimetière international de l'ON, à Pusan, en Corée».


Pour l'auteur du message, ce fleurissement en est une belle démonstration à laquelle il faut rajouter l'inauguration du Monument aux Morts dédié aux morts en Corée, le 13 octobre, dans le 4èmme arrondissement de Paris, par la ministre des Armées, Florence Parly.


Après la levée des couleurs et la minute de silence aux morts, le conseiller municipal et le président de l'antenne locale du Souvenir Français ont procédé à un dépôt de gerbe.


Avant que ce dernier termine sur les mots suivants : «Que ces quelques fleurs témoignent de notre volonté d'assurer la pérennité de la mémoire de Monsieur Flagey Gabriel».


Retrouvez ses faits d'armes et l'histoire du Bataillon Français de l'ONU, dans l'article suivant.


Étaient également présents, Claudius Dalloz, Pierrick Blanc, respectivement vice-président et trésorier du Souvenir Français, et les porte-drapeaux, Philippe Dalloz et Daniel Blavier.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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