Journée Internationale des droits des femmes

Femmes à l'honneur - Rencontre avec Anaïs Laborde

À la tête d’ALO VITI, Anaïs Laborde, propose toute son expertise au service des acteurs de la viticulture. Installée depuis mi-février à l’espace entreprise Saôneor (ex-siège de KODAK) à Fragnes-la-Loyère, découvrez le parcours de cette jeune trentenaire, épicurienne et globe-trotteuse.

Une rencontre…

Originaire de Charrecey, près de Mercurey, Anaïs Laborde, tout d’abord élève au lycée Mathias s’est  ensuite dirigée vers un BTS Tourisme au lycée Clos Maire de Beaune. Elle travaille dans différents domaines viticoles et maisons de vins, puis 3 ans à l’export. Elle continue à se former au fil de ses expériences, avec un Diplôme Universitaire de la vigne et des terroirs à l’Université Jules Guyot ainsi qu’un CPAS (Certificat Professionnel d’Analyse Sensorielle, à l’école des vins de Beaune), plus récemment, juste avant de créer sa société, elle passe un BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole) à Beaune parce qu’elle «voulait parler le même langage que ses futurs clients, être au cœur du métier, et comprendre leur travail de bout en bout», nous explique-t-elle. Grâce à cette formation, elle peut appréhender la complexité du métier, identifier les besoins et apporter des solutions sur-mesure. Prestataire de services pour les viticulteurs, elle propose à la fois de l’assistance administrative et commerciale, de l’aide aux obligations douanières (DRM, DAE, Déclaration de Récolte, DREV…) mais aussi de l’accompagnement commercial à l’export pour aider au développement du chiffre d’affaires et à exporter les vins. Épicurienne dans l’âme, elle privilégie « une bonne table, un bon vin et des amis pour partager ces moments de bonheur ». Travaillant dans le monde du vin depuis plus de 13 ans, un milieu très masculin, mais qui s’est beaucoup féminisé en 10 ans, elle avoue n’avoir jamais ressenti le sentiment de ne pas être à sa place. Sans doute, parce qu’elle a toujours pensé « qu’avant d’être une femme ou un homme, nous sommes des individus, qui peuvent vivre, travailler et réussir ensemble. »

Une question…

Que pensez-vous de cette journée du 8 mars ?  La Journée internationale des droits des femmes, pour moi, c'est avant tout une journée qui devrait permettre à l'Humanité avec un grand "H" d'avancer et d’apprendre à vivre ensemble. Je reprendrais les mots de Marguerite Youcenar qui disait : « Ce qui m’inquiète dans le féminisme de nos jours, avec lequel je suis tout à fait d’accord quand il s’agit d’égalité des salaires à mérite égal, c’est l’élément de revendication contre l’homme, une tendance à se dresser contre lui qui ne me paraît pas naturelle et nécessaire et qui tend à établir des ghettos. Des ghettos, on en a déjà assez. »

Propos recueillis par SBR - Crédit photos : Etienne Ramousse Images

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