Cinéma

Retour sur le 1er « Festival de l’humour de résistance » du côté de l’Axel à Chalon

Retour sur le 1er « Festival de l’humour de résistance » du côté de l’Axel à Chalon

Malgré quelques petites déceptions du fait de l’absence de certains professionnels annoncés, le 1er « Festival de l’humour de résistance » semble avoir trouvé son public côté cinéma à Chalon-sur-Saône. Retour sur ce week-end.

Comme vous l’avait annoncé Info-chalon.com [1], le premier « Festival de l’humour de résistance » était organisé les 16 et 17 avril derniers à Chalon-sur-Saône. Exposition en mairie, dédicaces en librairies et échanges dans des salles de spectacles et de cinéma, tout avait été prévu pour que le festival se déroule pour le mieux. Tout, sauf l’imprévisible… Problème de santé pour Jean-Pierre Mocky et PIEM, annulation de dernière minute pour d’autres, inutile de préciser qu’il y a forcément eu des déçus. Mais dans l’ensemble, le public présent était ravi de voir ou de revoir les films sélectionnés. Certains spectateurs étaient à peine sortis d’une projection qu’ils repassaient immédiatement en caisse pour le film suivant.

 

Donc dans l’ensemble, pour une première, selon les responsables du cinéma Axel et selon Etienne Moulron, fondateur de la Maison de l’humour et organisateur du festival, c’est tout de même une réussite. Et le programme était des plus variés avec des Chaplin – Le dictateur, Les temps modernes –, Calomnies, Le bruit des glaçons, La vanité, Discount, etc.

 

Philippe de Chauveron a répondu présent pour la projection de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? [2], où comment traiter des préjugés avec humour ; puis, match de l’Elan oblige, Philippe de Chauveron s’est rendu au Colisée.

 

Dima El-Horr est venue présenter son film Chaque jour est une fête, dans lequel elle montre l’envie de construire malgré une menace permanente sur les civils au Liban où tout peut s’arrêter du jour au lendemain.

 

David Unger a expliqué aux spectateurs que son travail sur Germaine Tillion et le Verfügbar aux enfers l’a amené à arrêter de se plaindre. Germaine Tillion, lors de sa déportation à Ravensbrück, a écrit une « opérette-revue » pour tenter d’égayer ses camarades et maintenir l’espoir dans un camp où la mort était omniprésente. C’est cette partie de la vie de Germaine Tillion que raconte David Unger.

 

Benoît Delépine est venu clore le festival avec un débat organisé pour Louise Michel, film dans lequel des ouvrières se trouvant victimes sans préavis de délocalisation veulent « faire buter le patron ». Le film a été tourné en région Nord dans des locaux d’usine ayant appartenu à Bernard Arnaud où ont eu lieu des licenciements en vague, mais aussi sur l’île de Jersey chez des milliardaires, aussi Benoît Delépine a-t-il tenu à souligner le lien direct de Louise Michel avec l’actualité des « Panama papers ».

 

Etienne Moulron a confié à Info-chalon que la préparation de la deuxième édition du Festival de l’humour de résistance devrait très vite commencer ; en attendant de voir un jour s’ouvrir un Musée de l’humour, peut-être dans les environs.

 

M.B.

 

Dima El-Horr

 

David Unger

 

Benoît Delépine

 

 

[1] http://www.info-chalon.com/articles/chalon-sur-saone/2016/04/15/21295/tapis-rouge-samedi-16-et-dimanche-17-avril-a-chalon-pour-un-humour-de-resistance-de-derriere-les-fagots/

 

[2] http://www.info-chalon.com/articles/cinema/2014/04/19/6072/cinema-a-chalon-qu-est-ce-qu-on-a-fait-au-bon-dieu-une-comedie-a-voir-a-l-axel/