CORONAVIRUS - Le pic de mortalité de la seconde vague semble bien être derrière nous en Bourgogne-Franche Comté

Selon l'INSEE, en Bourgogne-Franche-Comté, l'évolution du nombre de décès quotidien se stabilise. Depuis le premier septembre, la mortalité dans la région est supérieure de 16% à celle de 2019 avec une hausse marquée en Saône-et-Loire.

Entre le 1er septembre et le 23 novembre 2020, la Bourgogne-Franche-Comté a enregistré 7 779 décès, soit 16,2 % de plus qu'en 2019 sur la même période. Cette augmentation est supérieure à la moyenne nationale et concerne surtout les personnes âgées de 85 ans ou plus (+42% entre le 20 octobre et le 23 novembre par rapport à 2019). Cependant, après trois semaines de hausses consécutives, le nombre de décès se stabilise.

La Saône-et-Loire est le département qui enregistre la plus forte progression des décès par rapport à 2019 (+ 30 %) suivie de la Haute-Saône (+ 28 %) et de la Côte-d'Or (+ 20 %). la progression est supérieure à 14 % dans le Jura et dans le Territoire de Belfort, mais inférieure à 5% dans la Nièvre et l'Yonne.

Depuis la rentrée, le nombre de décès est en augmentation par rapport aux deux années précédentes
Entre le 1er septembre et le 23 novembre 2020, 7 779 décès, toutes causes confondues, ont été enregistrés en Bourgogne-Franche-Comté à la date du 4 décembre, soit 16,2 % de plus qu’en 2019 et 19,1 % de plus qu’en 2018. L’augmentation du nombre de décès en Bourgogne-Franche-Comté depuis la rentrée, pourtant modérée durant le mois de septembre, s’est progressivement accélérée au cours du mois d’octobre et dépasse désormais la moyenne nationale (+ 14,5 %). S’il reste élevé, le nombre de décès se stabilise après trois semaines de hausses consécutives. Ces chiffres sont toutefois encore provisoires et seront révisés à la hausse dans les prochaines semaines.

Ainsi, sur la période allant du 1er septembre au 16 novembre, le nombre de décès, qui était de 6 975 lors de la diffusion du 27 novembre, est revu à la hausse pour s’établir à 7 031 à la date du 4 décembre, soit une révision de 56 personnes décédées en plus. La hausse, qui était initialement estimée à + 15,4 % comparativement à la même période de 2019, est révisée à + 16,3 %.

Depuis le 1er septembre, l’augmentation par rapport à 2019 est la plus importante en Auvergne-Rhône-Alpes (+ 37 %), suivie de Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 22 %). Elle est comprise entre 15 % et 17 % dans les Hauts-de-France, en Corse, en Bourgogne-Franche-Comté, en Île-de-France et en Occitanie. Elle est inférieure à 11 % en Normandie, Bretagne, Pays de la  Loire, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et Grand Est.

En Bourgogne-Franche-Comté, la Saône-et-Loire est le département qui enregistre la plus forte progression des décès par rapport à 2019 (+ 30 %) suivie de la Haute-Saône (+ 28 %) et de la Côte-d’Or (+ 20 %). Elle est supérieure à 14 % dans le Jura et dans le Territoire de Belfort. Cette hausse est plus modérée dans le Doubs, la Nièvre et l’Yonne.

Une hausse des décès qui s’est accélérée au cours du mois d’octobre en France

En France, le nombre de décès était en moyenne de 1 640 par jour en septembre 2020, soit 7 % de plus qu’en septembre 2019. À partir de la deuxième quinzaine d’octobre, les décès s’accélèrent et s’élèvent à 1 990 en moyenne par jour, soit 22 % de plus qu’en 2019 et + 15 % par rapport à la première quinzaine d’octobre 2020. Cette accélération se poursuit la première quinzaine de novembre, mais à un rythme moins élevé.

La hausse des décès quotidiens au cours de la deuxième quinzaine d’octobre par rapport à la moyenne des décès quotidens survenus la première semaine d'octobre avait été la plus prononcée dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (+ 41 %), suivie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 26 %). Elle est prononcée dans les Hauts-de-France (+ 18 %), en Normandie (+ 16 %) et en Île-de-France (+ 15 %) mais également en Bourgogne-Franche-Comté où elle démarre quelques jours plus tard (+ 10 %). Au cours de la première quinzaine de novembre, la hausse s’atténue dans de nombreuses régions, notamment celles qui avaient enregistré des excédents de mortalité importants au cours de la seconde moitié du mois d’octobre. En revanche, elle s’intensifie en Bourgogne-Franche-Comté, avec des décès quotidiens moyens sur la première quinzaine de novembre supérieurs de 25 % à ceux de la deuxième quinzaine d’octobre), dans le Grand-Est et en Nouvelle-Aquitaine.

En Bourgogne-Franche-Comté, cette hausse au cours de la première moitié du mois de novembre est particulièrement notable en Haute-Saône (+ 55 % par rapport à la seconde moitié du mois d'octobre) et en Saône-et-Loire (+ 41 %). La Nièvre se démarque en revanche des autres départements. Si elle a également été concernée par la hausse des décès quotidiens au cours de la deuxième quinzaine d'octobre (+ 29 %), le nombre des décès décroit ensuite durant la première quinzaine de novembre (- 13 %). Elle enregistre même moins de décès qu'en 2019 (115 décès contre 129 l'année précédente).

Par rapport à 2019, le nombre de décès chez les personnes âgées de 85 ans ou plus est en forte progression en novembre sauf dans la Nièvre

L'augmentation du nombre de décès s'accélère depuis mi-octobre et concerne surtout les classes d'âge au-delà de 65 ans. Alors que le mois de septembre s'est caractérisé par moins de décès parmi les personnes âgées de 85 ans ou plus par rapport à l'année précédente (principalement dans le Doubs, la Haute-Saône et l'Yonne), la tendance s'est inversée au cours du mois d'octobre et le nombre de décès a fortement augmenté depuis. À l'exclusion de la Nièvre où le nombre de décès est en baisse, entre le 20 octobre et le 23 novembre, cette classe d'âge enregistre 1 858 décès contre 1 306 l'année précédente (+ 42 %).

Depuis la rentrée, le nombre de décès augmente de 17 % par rapport à 2019 pour les 85 ans et plus, de 21 % pour les personnes âgées de 75-84 ans, de 16 % chez les 65-74 ans, de 8 % chez les 50-64 ans et de 3 % chez les moins de 50 ans. Tous âges confondus, le nombre de décès augmente sur la période par rapport à 2019 de manière identique, tant chez les hommes que chez les femmes (+ 16 %).

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