Journée internationale des droits des femmes : ce qu’elles en pensent (1)

Le photoreportage info-chalon.com (1)

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes info-chalon a donné la parole aux femmes qui composent le secteur économique de notre ville. Voici leurs réponses aux deux questions qui leur ont été posées : 1/ Qu’évoque pour vous, la journée internationale des droits des femmes ? 2/ Avez-vous été victime dans votre vie des inégalités homme/ femme ?

Audrey Minot, 32 ans, mariée, mère de deux enfants, résidant sur Le Creusot, décoratrice d’intérieur et courtière en travaux pour la société  ‘La Maison et Travaux’.

« 1/ Cette journée représente tout le combat qui a été mené pendant des années pour arriver à l’égalité homme/femme ! Mais ce serait bien que cela ne s’arrête pas à une seule journée pour reconnaitre les droits des femmes 2/ Me concernant, il m’est arrivée au niveau professionnel que l’on ne reconnaisse pas mes qualités qui étaient pourtant égales à celles des hommes et je l’ai plutôt mal vécu. Dans certains milieux d’ailleurs, je trouvais cela injuste dans le fait que certaines fois, ne pouvant pas forcément être mère de famille et avoir en même temps des professions à responsabilité, on m’en face le reproche ! ».

Anaïs Ancey, 34 ans, mariée, 2 enfants, chalonnaise, prothésiste ongulaire dans son Institut ‘Le Loft By Anaïs’ à Chalon-sur-Saône.

« 1/ Je suis totalement pour cette journée des droits des femmes mais j’aimerais aussi qu’il y ait l’égalité des sexes de tous les points de vues : travail, tâches ménagères, éducation des enfants etc. ! 2/ Me concernant, je n’ai jamais eu de problème relationnel au niveau professionnel avec les hommes, néanmoins, j’ai un fort caractère et je sais m’imposer. Maintenant je sais aussi qu’il y a des femmes qui peuvent se faire dominer, c’est donc bien qu’elles puissent maintenant avoir les droits pour se défendre ! ».

Minh Nguyen, 36 ans, célibataire, commerçante non sédentaire, gérante de ‘Chopsticks Traiteur’ et présente sur les marchés chalonnais.

« 1/ Cette journée des droits des femmes, existe pour valoriser les femmes dans la société actuelle. Qu’elles soient salariées ou femmes au foyer, on doit arriver à une équivalence avec les hommes aussi bien dans les métiers qu’à la maison. 2/ Me concernant, je n’ai pas subi de différence homme/femme dans le cadre du métier que j’exerce, néanmoins j’ai été en couple avec un homme qui exerçait le même métier que moi à plein temps mais quand on était tous les deux à la maison, il ne faisait rien. C’est moi qui m’occupais de tout, des tâches ménagères, la cuisine, la gestion du couple donc je pense qu’il faut une égalité des sexes aussi bien au travail qu’à la maison ! ».

Valérie Dubief, 49 ans, mariée 3 enfants, gérante du magasin ‘L’ Avenue du Cuir’ à Chalon-sur-Saône.

« 1/ La journée des droits des femmes évoque pour moi l’indépendance ! L’indépendance financière, l’indépendance du travail et du reste ainsi qu’une certaine reconnaissance, même si, aujourd’hui c’est encore compliqué, on ne va pas se mentir ! 2/ Me concernant je n’ai jamais été victime d’inégalités homme/femme par contre je sais que certaines situations peuvent provoquer cela. Par exemple quand tu es à la maison et que tu t’occupes de tes trois enfants et que tu es en congé parental et bien, les gens pensent que tu es bien à la maison, que tu fais rien, que tu es tranquille chez toi alors que moi je peux vous dire que trois enfants à la maison, croyez-moi ce n’est pas toujours facile. D’ailleurs, quitte à choisir entre être à la maison avec 3 gamins à élever et être dans mon magasin, je choisis mon magasin. Par contre, je reconnais que j’ai la chance d’avoir un bon mari qui a toujours su me laisser un peu de liberté ! ».

Chantal Augagneur, 60 ans, mère de deux enfants, commerçante du bar restaurant ‘Sur La Place’ à Chalon-sur-Saône.

« 1/ Je ne sais pas s’il y a une journée pour les femmes car pour moi les femmes doivent être mises à l’honneur tous les jours et pas seulement une seule journée. Et puis moi, les femmes je les trouve dynamiques, engagées même certaines fois scotchantes ! 2/ Me concernant, je n’ai pas connue d’inégalités homme/femme car j’ai toujours été très indépendante et ça depuis très longtemps ! ».

Caroline Maksé, 36 ans, mariée 2 enfants, commerçante de la chocolaterie ‘Jeff de Bruges’ à Chalon-sur-Saône    

« 1/ Je pense que cette journée existe car on est toujours pas traitées comme les hommes et il y a toujours eu des différences depuis toujours et on est obligées de le manifester par cette journée et c’est dommage ! Cette journée n’est peut-être plus trop dans l’ère du temps pour moi malheureusement. Néanmoins, il y a encore des écarts même si cela a tendance à s’améliorer. Il y a des écarts dans tout : les salaires, dans la façon dont on nous regarde, de la façon certaines fois, comme on nous traite et même si cela s’améliore, il y aura toujours une différence d’où l’intérêt aujourd’hui de bien élever nos enfants dans ce sens là en leur disant que l’on est égaux mais en leur expliquant pourquoi. Il faut aussi arrêter les genres de jouets garçons et filles pour gommer les différences. 2/ Oui, j’ai subi cette inégalité homme/femme dans mon ancien travail ou clairement, j’étais moins payée que les hommes pour le même travail, voire même pour des choses que je pouvais faire mieux qu’eux, donc d’une certaine façon plus compétente et où a compétence égale mais j’étais moins payée ! ».

Pauline Kubik, 23 ans, en couple, sans enfant et vendeuse au magasin ‘Superdry’ à Chalon-sur-Saône.

« 1/ D’abord cette journée des droits des femmes, c’est le combat depuis des années sur l’égalité homme/femme et je comprends que l’on maintienne cette journée qui permet de rappeler l’importance et le rôle des femmes dans la société actuelle. Les femmes ont des droits et ils doivent être respectés à tout point de vu. 2/ Non je n’ai jamais connu de situation d’inégalité homme/femme et en plus actuellement, j’ai la chance d’avoir un patron qui respecte le droit des femmes et je lui en suis très reconnaissante ! ».

(Suite des témoignages à venir photoreportage 2)

Photo de Une : Photo d’archive

J.P.B             

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