Journée internationale des droits des femmes 2021, « une piqûre de rappel »!

Pétillante, bienveillante, très attachée au bien-être des autres que ce soit au travers du métier d’AESH qu’elle exerce aujourd’hui ou auprès des enfants et adolescents qu’elle a initiés au Théâtre, Virginie nous délivre un message fort à l’occasion de ce 8 mars. Rencontre…

Virginie, parlez-nous de vous…

« Je suis née en 1968 ; j'ai grandi à Chalon-sur-Saône où mes parents étaient kinésithérapeutes, place du général de Gaulle. Après mon baccalauréat, passé au Lycée Pontus de Tyard, j'ai étudié le Droit à l'Université de Dijon où j'ai obtenu un Master de droit public. Un mariage, trois enfants, un divorce plus tard, j'exerce depuis 4 ans la fonction d'accompagnatrice d'enfants en situation de handicap dans les écoles de Chalon-sur-Saône et périphérie. Cette profession n'a rien à voir avec ma formation de juriste ; il a été difficile, suite au rôle choisi de maman au foyer, de revenir sur le marché de l’emploi ; un parcours de combattante, toujours trop jeune, trop vieille, pas assez, ci ou ça, pas éligible à telle ou telle formation et c'est presque en vain que j'ai accepté le contrat d'insertion d’AESH. Je ne regrette pas. Aujourd’hui je suis fière d'accompagner les enfants fragilisés, c'est humainement très enrichissant. Je tiens à souligner la lutte active des syndicats pour la valorisation salariale et humaine du métier d'AESH.

En parallèle, titulaire d'un certificat d'étude théâtrale, j'ai animé pendant 10 ans des ateliers enfants/ados au sein de L'Association des 3 Muses ainsi qu'à la Maison verte pour la maison de quartier des prés Saint-Jean. Avec la situation sanitaire, ma petite entreprise connaît la crise, cette jachère, je l'espère, sera profitable à la culture du monde d’après… »

Que pensez-vous de cette journée ?

« Cette journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, est une piqûre de rappel… pour ne pas fléchir, ne pas douter quant à la légitimité de ce combat contre les inégalités constantes Hommes/Femmes et les violences multiples faites aux femmes. Il faut rappeler qu'environ 86 pour cent des femmes ont subi au moins une atteinte ou une agression à caractère sexiste ou sexuel au cours de leur vie ; j'en fais partie, la main aux fesses, les regards insistants, être abordée sans consentement… Ça suffit ! Les femmes sont puissantes et leur lien de sororité, fort. Ensemble, nous ne baisserons jamais la garde ! »

Photo transmise par Virginie pour publication - Crédit photo : D.R

J.P.B

 

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