« Au Bureau », on se prépare à la reprise

Nos cafetiers-restaurateurs chalonnais ne sont pas dans l’oisiveté. Loin de là. Plutôt dans l’empêchement d’exercer leur métier, et dans l’impatience d’une réouverture prochaine des terrasses. Info-chalon vous propose un petit tour d’horizon de leur état d’esprit. Aujourd’hui, Jérémie Chrétien et Olivier Carel, du pub-brasserie « Au Bureau », répondent aux questions d’Info-chalon.

Info-chalon : On s’achemine enfin vers une réouverture des terrasses, à une date encore indéterminée. Quelle est votre réaction ?

Notre réaction est mitigée. Nous ne pouvons pas céder au soulagement parce que nous avons été souvent échaudés par de faux espoirs, des annonces de dates repoussées…

Il y a encore trop d’inconnus, à commencer par la date et les conditions de réouverture des terrasses. Quelles seront les règles à appliquer ? Que ferons-nous quand la météo ne le permettra pas ? Y aura-t-il encore un couvre-feu le soir ? Tout est dans l’incertitude. Nous avons davantage d’interrogations que de sujets à nous réjouir.

Pendant les périodes de confinement, quelles ont été vos démarches ?

Nous avons mis à profit cette fermeture forcée pour divers préparatifs. Quelques travaux de rafraichissement de l’établissement, des formations : incendie, hygiène…

Nous renforçons également notre partenariat avec le Cifa de Mercurey en nous investissant davantage, notamment pour faire partie de jury d’examen des jeunes apprentis.

Emploi – La recherche de personnel est-elle difficile dans votre profession ? Qu’en est-il actuellement ?

C’est irrégulier. Par exemple, nous avons dernièrement lancé un recrutement de nouveaux apprentis en cuisine et en salle. Grâce à la médiatisation d’Info-chalon, nous avons reçu beaucoup de demandes pour le travail en cuisine, nous avons donc recruté.

Mais en ce qui concerne les emplois d’apprentis serveurs ou serveuses, nous manquons encore de candidats. Ce métier ne bénéficie pas de l’engouement des jeunes, nous avons de la difficulté à recruter.

Pourquoi ? Nous avons le sentiment que, durant cette année de confinement, les gens ont pris l’habitude de rester à la maison et en famille les soirs et le week-end compris. C’est très dommageable pour des emplois comme celui-là.  

Budget – Un certain nombre de cafetiers-restaurateurs affirment clairement que, durant ce confinement, les aides perçues leur ont permis de gagner davantage qu’en période de travail (moins de dépenses de fonctionnement, etc.). Est-ce le cas en ce qui concerne votre commerce ?

Clairement, ce n’est pas notre cas. Il faut préciser que l’État propose différents modes de calculs et que chaque cafetier-restaurateur choisit celui qui lui est plus favorable. Les indemnités de l’État, en ce qui nous concerne, ne sont pas à la hauteur du chiffre d’affaires qu’on pourrait réaliser si nous étions en activité.

Quant à nos charges, nous continuons à en payer : par exemple nous avons dû continuer à chauffer nos 400 m2 pour que les boiseries ne s’abiment pas, à payer notre loyer… Il est bien certain que nous ne dégageons aucun bénéfice.

Clientèle – Voudriez-vous ajouter un mot pour vos clients, en vue des prochaines retrouvailles ?

À nos clients, nous aimerions simplement leur dire ceci : nous sommes impatients de rouvrir pour les retrouver et remettre de la vie dans l’établissement. Parce que, au fond, offrir du plaisir est le cœur de notre métier. Et nous aimons notre métier.

 

Propos recueillis par Nathalie DUNAND
[email protected]

Pub-brasserie AU BUREAU Chalon
Parvis Multiplexe Mégarama
1, rue René Cassin
71100 Chalon-sur-Saône
Contact : 07 71 04 94 67

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