SSR BOUCICAUT CROIX ROUGE - Fabrice de Sainte-Marie appelle " à l'apaisement"

Alors qu'un premier mouvement social a frappé l'établissement semaine dernière et qu'un second est annoncé ce jeudi, le directeur adjoint du centre de la Croix de la Rouge de Chalon sur Saône a souhaité s'exprimer.

Sollicité la semaine dernière par info-chalon.com afin qu'il s'exprime sur le mouvement de débrayage qui a frappé son établissement, Fabrice de Sainte-Marie, directeur adjoint du centre de soins de suite chalonnais, s'était contenté de dire qu'il avait pris acte des revendications et du débrayage. Depuis la semaine dernière, un CSE et une réunion se sont tenus au sein de l'établissement, l'occasion de mettre à plat les choses et de prendre la mesure des revendications des salariés. 

"On prend au sérieux un certain nombre de remarques mais il y a aussi de l'exagération"

Fabrice de Sainte-Marie qui officie en qualité de directeur-adjoint alors que le directeur est amené à être régulièrement en déplacement de par ses fonctions régionales, entend bien gérer le conflit qui a pris une tournure médiatique semaine dernière. Du côté des salariés qui déploraient un climat qui se dégrade, Fabrice de Sainte-Marie appuye sur l'aspect COVID pour rappeler "que l'établissement tourne à 70 % de ses capacités d'accueil. Il est important que tout le monde comprenne qu'on ne peut fonctionner avec 100 % des capacités alors qu'on a réduit la voilure".

"Sur la question des effectifs, on est largement au-dessus de la moyenne des centres de soins de suite. Je vous invite à regarder les chiffres. C'est une réalité. Pour rappel à Mardor, nous étions à 112 lits pour 60 soignants. A Chalon sur Saône, nous sommes passés à 128 lits pour 88 soignants". Voilà pour le côté mathématique. 

"Nos effectifs sont globalement stables en temps normal hors COVID ! Il est important d'intégrer que dès qu'on retrouvera nos capacités normales, on reprendra une organisation "normalisée". "Les conditions sont pour autant au-delà la convention collective et des régles légales". 

"Après deux ans d'activité à Chalon sur Saône, on est dans une phase de réorganisation"

Fabrice de Sainte-Marie ne cache pas que les organisations Mardor et Chalon sont bien différentes. "On a arrêté l'orthopédie et renforcé les aspects cardio et pneumo. A Mardor, c'était très compartimenté et on souhaite se diriger vers une logique de pôle par pathologie avec une organisation différenciée du temps de travail".

Sur la question des jours fériés supprimés ? Là encore, Fabrice de Sainte-Marie souhaite apaiser les choses, "Oui on a imposé la récupération cette année parce que la situation le nécessitait. Il fallait mettre en adéquation les besoins de charge de soins et le personnel. On privilégie d'abord le personnel de l'établissement avant de faire appel à une main d'oeuvre de remplacement externe. Notre préoccupation, c'est bien le patient, raison pour laquelle on procède à plus de remplacements en interne, avec des passages d'un service de neuro à un autre". 

"Je comprends les angoisses d'un certain nombre de personnel quand les choses changent un peu mais la question de la mutualisation des moyens et des équipes est posée". 

Ce jeudi, un deuxième débrayage des salariés devrait avoir lieu et la direction qui a pris acte des revendications formulées a fait savoir qu'un certain nombre de propositions devrait être fait sous peu. 

Laurent Guillaumé 

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