Elan Chalon

Léo De Rycke le nouvel architecte de l’Elan Chalon

Arrivé en pleine déconfiture en fin de saison dernière, Léo De Rycke a la lourde tâche de reconstruire de A à Z l’intégralité du secteur sportif de l’Elan Chalon. Avec l’ambition clairement affichée de remonter immédiatement en Pro A.

Le basket est un sport de statistiques. Et les statistiques sont impitoyables. Lorsqu’un club descend d’une division, tous sports confondus, il a seulement une chance sur trois de remonter immédiatement. Des chiffres qui s’expliquent facilement. Après une saison où les défaites s’enchaînent, il est bien difficile d’inverser la tendance et de reprendre l’habitude de gagner semaine après semaine. En outre et c’est le cas de l’Elan, l’effectif est saigné à blanc entre joueurs qui font valoir un bon de sortie et d’autres, bien décevants, que le club ne souhaite pas garder. Enfin, et ce n’est pas le moindre des paramètres, il y a une solide concurrence en face de soi. Avec, en Pro B, seulement deux montées. A savoir une accession directe pour le vainqueur de la saison régulière et une seconde pour celui qui s’impose en play-offs. Tout sauf un long chemin tranquille dans ce championnat long de 34 journées.

Un vaste chantier

Alors qu’il a mis les pieds en Pro A au printemps dernier, Léo De Rycke a dû se retrousser les manches au moment de construire un effectif de… Pro B. Une jolie sinécure tant les règles sont différentes d’une division à l’autre. Ainsi, l’effectif pro doit impérativement compter six JFL (Joueurs Formés Localement) et au maximum quatre éléments étrangers dont un seul Américain. « J’avais découvert Chalon en 2012 avec Anvers lorsque nous étions venu joueur et gagner en Coupe d’Europe. Aujourd’hui, je suis là pour reconstruire une équipe. » L’objectif est clair. « Il n’y a pas d’autre chose à faire que de remonter en Pro A. » Et Léo De Rycke de faire jouer son réseau afin de lancer un recrutement certes massif mais ciblé. A commencer par le coach, Sebastian Machowski. Un choix pleinement assumé par le directeur sportif. « Je n’ai rien contre les coaches français. Mais c’était le moment de couper avec le passé. J’ai pris un coach que je connaissais. Le coach parle français. »

Et d’évoquer quelques grands principes du nouvel entraîneur qui souhaite voir pratiquer un basket moderne, bien organisé, avec de solides préceptes défensifs. Une fois n’est pas coutume, changement de vision oblige, le plus dur a été de recruter des joueurs JFL. Mais, de manière plus large, Léo De Rycke désire disposer « de joueurs qui se battent pour l’équipe ».

L’une des bonnes nouvelles réside en la présence de Mickaël Gelabale, sorte de grand frère et de guide, et de Martins Meiers, qui devrait s’épanouir après le départ de l’effectif de certains éléments à l’esprit pas forcément irréprochable. Reste encore à trouver un solide meneur, sans doute scoreur, ainsi qu’un dernier joueur, pouvant à priori évoluer sur les postes trois et quatre.

Régis Gaillard