Chalon sur Saône

Débat autour de l'artificialisation des sols à la Maison des Syndicats hier soir

Mercredi soir, l'artificialisation des sols était au cœur de la conférence-débat organisée par la CAPEN 71 et France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté, à la Maison des Syndicats de Chalon-sur-Saône. Plus de détails avec Info Chalon.

Comment concilier aménagement du territoire, conservation des terres agricoles et sauvegarde de la biodiversité?


C'était la question posée lors de la conférence-débat sur l'artificialisation des sols, organisée par la Confédération des Associations de Protection de l'Environnement et de la Nature de Saône-et-Loire (CAPEN 71), présidée par Thierry Grosjean, et France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté (FNEBC), hier soir, de 19 heures à 22 heures, dans la Salle des congrès de la Maison des Syndicats de Chalon-sur-Saône.


La conférence dont le but affiché était de prendre le temps de rencontrer, d'échanger, de discuter et d'écouter pour apprréhender ce sujet complexe dans sa globalité. Elle était animée par Pierre Pécriaux, en charge de la coordination du programme du Plateau Débat Public de France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté (FNEBC).


Qu'est-ce que l'artificialisation des sols?
Un sol est qualifié d'artificiel lorsqu'il perd les qualités d'un sol dit «naturel» (capacité à abriter une certaine biodiversité, contribution à la réalisation des cycles naturels du carbone , de l'azote, de l'eau...). L'artificialisation est l'opération qui consiste à transformer l'usage d'un sol au détriment des espaces naturels et semi-naturels, agricoles ou forestierss. La typologie des sols artificiels varie beaucoup selon les observateurs.
Selon Eurostat, par exemple, les sols artificialisés recouvrent les sols bâtis (habitat, commerces, entreprises,...), les sols revêtus et stabilisés (routes, voies ferrées, parkings,...). Le Ministère de l'Agriculture y ajoute les chantiers, les terrains vagues et les espaces verts artificiels. D'autres, enfin, considèrent les sols agricoles comme pouvant être potentiellement artificiels dès lors que les pratiques de culture comme un impact majeur sur la biodiversité, l a structure et la biochimie du sol.
Selon le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) et la direction générale des Finances publiques (DGFiP), la Bourgogne Franche-Comté est la région la moins artificialisée après la Corse, avec 6,73% de son territoire artificialisé en 2013 (sur un total de 4 797 995 hectares).
Notre région est aussi en queue de peloton en matière de sobriété de consommation des sols, avec 1 145 m2 artificialisés par habitant en 2013, contre 775 m2/habitant en France (SRADDET BFC, INSEE et DGFiP 2013). Près de 10 900 hectares ont été artificialisés entre 2009 et 2017 et c'est plus de 1 hectare artificialisé par habitant supplémentaire entre 2010 et 2015, selon le CERMA, observatoire de l'artificialisation des sols.


Parmi les 1ers intervenants, l'Agence d'urbanisme Sud Bourgogne, représentée par son directeur, Christophe Fradier, et Emmanuelle Limare du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d’environnement de Saône et Loire (CAUE).Ces derniers ont évoqué les plans locaux d'urbanisme (PLU), les plans locaux d'urbanisme intercommunaux (PLUI) et les Schémas de Cohérence Territoriaux (SCOT)


Ensuite, ce fut au tour de Christophe Guillon ( Technicien), Luc Janin, vice-président de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire, venu en compagnie d'un technicien, Christophe Guillon avant de céder la parole à Marc Grozellier, porte parole de la Confédération Paysanne de Saône et Loire ainsi que François Lotteau, représentant les amis de la Conf'.


Intervenant à son tour, Thierry Grosjean a lui aussi pointer du doigt «les décisions impactant l'environnement et l'avenir de nos territoires» dont l'artificialisation des espaces naturels est un élément majeur. Des décisions «sans concertation» et «prises dans un contexte politique et juridique particulier».


«La démocratie environnementale est en régression», clamait le président de la CAPEN 71, évoquant «les dizaines d'exemples de points noirs rien qu'en Saône-et-Loire».

Étaient, également intervenus ou présents, Évelyne Lefebvre, conseillère municipale en charge des Espaces Verts, Nathalie Leblanc, cheffe de file des socialistes, Mourad Laouès, chef de file des écologistes, Jean François Farenc, maire de Blanot, Landry Léonard, vice-président du Grand Chalon en charge du développement durable, qui représentait Sébastien Martin, président du Grand Chalon et François Lotteau, ancien maire de Rully, pour ne citer qu'eux.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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