Hubert Marciaux, le plus ancien supporter du rugby chalonnais nous a quittés.

La maladie l’avait éloigné des tribunes de la pelouse Louis Brailly pour l’emporter en ce mois juillet 2020 au paradis des fiers supporters Tango, alors qu’il était âgé de 95 ans depuis janvier

Pas facile d’écrire ces mots d’adieu à celui qui assurait de sa présence humaine et verbale le milieu du rugby chalonnais que ce soit le RCC, l’ASRCC ou maintenant le RTC. Hubert Marciaux était de ces hommes qui aimaient vivre, en faire profiter l’entourage et quand il avait envie de le dire et le disait assez fortement mais jamais impoliment. Que ceux qui ont partagé la table des repas d’avant match n’hésitent pas à confirmer. Pour l’ancien dirigeant du « Racing » que je suis j’ai eu plaisir à le rencontrer surtout lorsque cette table était composée de trois autres « Braves », ses Amis de toujours Pietro et Fortune Simonato et Robert Saunier.

Un sacré bonhomme notre Hubert qui a commencé à jouer au rugby en 1943, chez les Juniors, alors qu’il était à la « Prof » entendez l’Ecole Nationale Professionnelle laquelle juxtaposait le stade Lebeau lequel vit des heures de gloire du rugby chalonnais, avant de venir s’installer à Léo Lagrange. Hubert portera une saison et demie le maillot du Racing Club de France avant d’enfiler une nouvelle fois le maillot Tango pendant trois ans, puis changement de sport il prendra une licence à l’Union Vélocipédique Chalonnaise (UVC) pour être coureur cycliste.

Son mariage ne sera pas autrement réalisé que de la rencontre avec une jeune fille tombée dans le milieu de la famille rugby du coté de Lons le Saunier. A l’arrêt de sa vie sportive active il prendra tout de suite le chemin des tribunes pour supporter les équipes seniors et les équipes jeunes. Un mordu mais surtout un homme de coeur qui encouragera toujours le ou les joueurs sans jamais leur adresser reproche d’une défaite « C’est bien p’tit, continue ! » combien de fois l’ai-je entendu dire de la bouche de notre Hubert avant de chevaucher son « scotere » pour rentrer chez lui.

L’Amicale des Anciens Tangos Chalonnais l’avaient honoré en 2013, l’année de ses 88 ans, lui remettant un trophée réalisé par ses copains Georges Bernard dit « le Panne » et Alain Longet. Ce trophée était accompagné d’une bouteille d’eau de vie qu’il s’était promis de ne déboucher que pour ses 90 ans ! Est-ce cet élixir qui lui aurait donné cette longévité que tous lui enviaient ? Adieu Hubert, adieu « l’Ancien" et profond respect !

JC Reynaud

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