Laissez-moi vous raconter une histoire de Noël !

Depuis ce mois d’octobre 2020, dans le contexte sanitaire que l’on vit, j’ai eu comme l’impression d’avoir été « envahi » par un phénomène ressemblant fortement à ce que certains éleveurs avicoles appellent « le gavage ». Il a suffi d’ouvrir son poste de télévision, peut-être aussi de radio je ne sais, de parcourir les allées des hyper temples du consumérisme à grande échelle, de lire, d’entendre, de voir que tout est fait pour être « gaver », qu’il est important de dépenser votre énergie, votre santé, votre envie de vivre et tant pis pour vos finances : il faut fêter « Noël »

Allons-y ! N’hésitons pas ! Et que diable si ce satané coronavirus, féminisé « la Covid » peut être un sérieux embarras. Allons-y dépensons, achetons, buvons, mangeons, ripaillons …. au maximum six à table ( hors enfants) et surtout n’oubliez-pas : les grands parents dans la cuisine pour manger la bûche !

Elisons Miss France, avalons des émissions ou spectacles construits pour divertir uniquement ceux qui les créent, sortons les Girls dénudées des coulisses des cabarets et tout ça loin de l’esprit de cette circonstance exceptionnelle, dont la valeur morale a franchi plus de 2000 ans, mine de rien, sans que toutefois bon nombre aujourd’hui n’en fasse relativement très peu cas, voir pas du tout.  

Faute peut-être d’avoir reçu cette éducation laique qui a fait la force de notre pays judéo-chrétien dans la notion du respect de l’Homme et de l’Univers dans lequel il évolue et pour laquelle cette tradition transmise avait du sens, au moins pour ceux qui vivent ce temps de l’Avent hors d'un calendier chocolaté.

Mon histoire est simple. 

C’est une histoire vraie, écrite par un homme qui portait le nom de Mathieu. Il était juif et travaillait en Galilée comme collecteur d’impôts. Il est dit aujourd’hui qu’il serait honoré par les percepteurs, les comptables, les agents des douanes et les …. banquiers, comme étant leurs Saint Patron ! A chacun de comprendre….

Il s’est fait connaitre grâce à un « best seller » ayant traversé l’Histoire de l’Humanité, portant le titre de "Bible", dans laquelle tout est bien expliqué et particulièrement dans un chapitre que l’on nomme "les Evangiles". Trois autres de ses confrères évangélistes, Marc, Luc et Jean ont aussi participé à la rédaction de ce qui est le Nouveau Testament.

S'agissant de Mathieu est le seul à avoir écrit cette vraie histoire dont je vous parlais plus haut, cette histoire que la race homo-sapiens que nous sommes à un jour nommée « Noël » et qui n’est autre, pour les églises chrétiennes, célébré comme étant la Nativité de Jésus, vous savez cet homme que l’on a crucifié à ses 33 ans pour avoir voulu dire aux hommes «  Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Un message de Fraternité loin de refléter la violence, la terreur, l’incompréhension, la haine, l’intolérance ou encore la manque de liberté. Un Homme dont la naissance décrite par Mathieu comme ayant eu lieu dans une étable, au milieu du bétail, honoré en premier par de simples et humbles bergers et par la suite recevoir l’hommage des Rois.

On est loin de la hotte surchargée du Père Noël venu de je ne sais ou, sponsorisé par une boisson gazeuse, avec des cadeaux à profusion qui finiront leurs jours sans doute sur EBay et autres Bon Coin. On est loin des repas pantagruéliques arrosés, des décorations multicolores éphémères, du « m’as tu vu » faisant oublier ceux et celles qui souffrent ou qui se contentent d’une orange, voir une papillote ou tout simplement de rien ! 

Evidemment faire la fête peut faire du bien, surtout actuellement, mais il est quand même dommage de faire passer le matériel avant ce sens spirituel profond de cette fête des Eglises chrétiennes, à l’heure ou l’astre solaire vient de franchir la porte du solstice d’hiver pour aller rechercher une plus grande Lumière. Quel beau cadeau de Noël que cette Nativité !

JC Reynaud

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